‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 14 sur 134 · LIBERTÉ INDIVIDUELLE, TRIBUNAUX, ETC · texte numérisé non relu

LIBERTÉ INDIVIDUELLE, TRIBUNAUX, ETC

A M. FOUCHÉ

Sainl-'Jioud, 1 1 aoùl 18«)i;.

« Vous forez appeler samedi au ministère M. de Narboiiiie, vous lui ferez connaitre que ses liaisons avec lord Lauderdalc sont suspectes au gouvernement, et vous lui donnerez l'ordre de se retirer à quarante lieues de Paris. Vous veillerez à ce qu'il ne retourne pas dans la capitale.

« Vous enverrez également chercher madame de Balbi; vous lui ferez choisir sa résidence à quarante lieues de Paris. Vous lui ferez connaitre que mon mécontentement vient (le l'accueil fait à un émigré non amnistié venant de Londres, il est temps que ces manéges-là cessent.

« Vous ferez partir madame Beangeard pour Menton, où elle sera placée en surveillance.

ToQie XIII, page 71.

A M. FOUCHE

Uambouillet, ■*:, août lM>i',.

u Écrivez au général Menou que lorsqu'il arrive qu un homme arrêté pour avoir tenu des propos contre

r,8 .N.M'01.K0N I" PEINT lAU Ll l-MI.Mb;

le jçouyeriieineiil ou Icnléde troubler l:i IraïKiuillilc géiiéral(! csl acquilU'; par les Iribunaux, il le lasse sur-lfrliainp ocruiier de nouveau el vous eu rende (om|>lo...

« Nvi'Ol.k.ON. »

loiiii- XiU, l>ii};e 1U3.

A M. FOUCHE

l'eiliii. 1- iKi\eliiliir IKOfi.

« A l'égard de M. de Montagnac, il faut que vous vous concertiez avec M. ('anibauTes, el revoir les termes du sénatus-consulte. Je crois être autorisù à révojjher la radiation que j'avais accordée el à le faire reniellre sur la liste do ruiigris. Mon intention est qu'il s(»il fureniit' dans la citadelle de léiieslrelles,

« !SM'oii;(t>. »

l'ai;e;WI.

A M. CAMBACCRES

(ivlfioile, "ili mars 180:.

« Mon couMU, je nyois voire leltre du l,")... J'ai écrit nu ministre de la police de renvoyer madame de Staël à (ienèvi?, en lui laissant la liberté d'aller à l'étranger tai.t (prclle voudra, t-ette femme continue son métier

I.lliKItTK IM»1VIIU"I:M.K. TlilItllNAlX. KIC. ôît tl intrigante. Elle s'est ra|>|)rochée de Paris malgré mes ordres. C'est une véritable peste. Mon intention est que vous en parliez sérieusement au ministre, car je mo verrais forcé de la faire enlever par la gendarmerie. Ayez l'œil sur Benjamin Constant, et à la moindre chose dont il se mêlera, je l'enverrai à Brunswick chez sa femme. Je ne veux rien souffrir de celte clique, je ne veux point qu'ils fassent de prosélytes,..

« Napolkon. »

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