‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 24 sur 134 · AU CAPITAINE GÉNÉRAL ROCHAMBEAU · texte numérisé non relu

AU CAPITAINE GÉNÉRAL ROCHAMBEAU

P;iii?, l.'i pluviôse an XI (4 fctrier l80ô^

« ...Trois convois partis de Toulon, un jiarli de (i«'nes, un de Corse, un du Havre et deux qui vont partir de Ihmkerque et de Rochelort vous portent. I *»,0(M> lioiniiit's...

« Six dépôts ont été t'orniés pour recruter votre

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iMalgré ces lenlorts considérables, Saint-l)oniingue bit bientôt perdu pour la France. L'armée du général Leclerc avait d'abord vaincu la résistance des noirs: Toussaint-Louverture et les principaux chefs, voyant leur iiirériorité, étaient entrés en négociations avec le coniinandaiit do l'iiniR-e t'rançaise et s'étaient soumis, se

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croyant assurés de l'oubli du passé et de la conscrvalion do la liberté des noirs; mais lorsque le },'énéral Leclerc, exécutant les ordres du premier consul, fit enlever, le 10 rpai 1802, Toussainl-Louverture qui vint mourir en France dans une prison d'Ktat, lorsque les noirs virent que rcsclavagc, malgré les proclamations et les promesses, était rétabli à la Guadeloupe, ils comprirent le sort qui les attendait, se soulevèrent en masse et attaquèrent avec furie l'armée française déjà décimée par les maladies. La guerre avec l'Angleterre (jui recommença dans ce moment même acheva la perle de cette belle armée qui devait nous rendre Saint-Domingue. Quarante mille Français, l'élite de l'armée et de la marine, y périrent inutilement; cinq mille lurent obligés de se rendre piisonniers des Anglais, et la reine des Antilles fut ù jamais perdue pour nous.

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