‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 58 sur 134 · I.F.S PRÉFRTS. lOr · texte numérisé non relu

I.F.S PRÉFRTS. lOr

sur l'ailministi'ntion des préfets. L'administration n'est bonne nulle part et elle tue par sr racine l'ordre social.

Ti>me X. paco "1.

A M. DE CHAMPAGNY

Saint-Cloud, 20 nvril 1S0G.

« Monsieur de Cliampagny, l'affaire de l'adjoint do la mairie de Dijon a fixé mon attention. Le préfet n'avait pas le droit de nommer un commissaire pour recevoir le serment du maire, il n'avait pas le droit pour une simple difficulté d'attributions, de prendre un arrêté et de le rendre public et de placer ainsi un magistrat respectable dans l'alternative ou de subir le déshonneur ou de faire un coup de tète. Par la publicité donnée à son arrêté, le préfet a fait un appel au public, qui n'avait point à se mêler de cette discussion. Il ne s'est point comporté dans cette circonstance avec cet esprit de conciliation dont il est dans mon intention que mes agents usent entre eux. La subordination civile n'est point aveugle et absolue ; elle admet des raisonnements et des observations quelle que puisseètrela hiérarchie des autorisés...

104 NAPOLÉON I" l'KI.NT l'Ail M 1-NÉMF.

« li'auloriU' des préfets est trop considérable, il y h :"• rn craindre l'abus plus que le relâcbement...

« N\Por.KON. n T"ni#» XII. lopp r.ll.

A M. FOUCHÉ

(klcroil.-, t; rnni> IHOT.

« .r.ni renvoyé au Conseil l'arrêté du général Orvoni... L'article «le votre bulletin n'est pas exact. Les préfets n'ont pas le droit de défendre ou de permettre le port d'armes. Ils abusent en étendant leur autorité et les niilit<iires sont ainsi conduits à abuser à leur tour. Je ne sais si un procureur zélé n'aurait pas pu poursuivre les préfets comme ayant établi des taxalions arbitraires. Il me paraît même que si j'étais grand juge, je ne manquerais pas de le faire. Ces objets sont de la compétence du souverain.

« C'est une grande erreur que celle qui fait considérer les préfets comme de petits ministres.

« Napo!,ko>. »

Tiïmo XJV, page ".81.

Page 1