‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 87 sur 134 · AU MARECHAL AU6EREAU · texte numérisé non relu

AU MARECHAL AU6EREAU

l'iiri?, 7 murs 1^.

« Mon cousin, toutes mes dillicultés avec lu Prusse paraissent être levées. La ville de Francfort n'a payé (]ue deux millions de sa conlribulion, il faut qu'elle paye les quatre millions. Déclarez que mes troupes y resteront jusqu'à ce que celte somme soit soldée...

(( Nai-oléon. »

Tuinu XII, ixgu ItiU.

A M. TALLEYRAND

l'aiis, ii luaiN 1806.

« Monsieur Talleyrand, il est trois pays que je désirerais bien avoir pour arrondir le prince Murât. D'abord les abbayes d'Essen et de Werden, cela ne lait que 20,000 àincs; après, le comté de Lamarck ; enlin, le comté de Witgensteiii. Les deux premiers appartiennent à la Prusse; je ne sais iroj» à (pii appartient le troisième, faites-m'en un rapport. Je désire que vous cbercbioz ce qu'on pourrait céder à la Prusse en échange; il y a autour d'elle de petits princes dont les États sont à sa convenance. Dites qu'Essen et Werden appartiennent à Clèves, car c'est une des nouvelles possessions acquises par la Prusse.

UAMtr.t D AGIKDE NAPOLÉON. 16'.»

« Je désire que vous me fassiez un rapport pour (lonuer Francfort à Darinstadt, qui indemniserait Uesse-Cassel et Nassau ; ceux-ci céderaient les pays conligus au duché doBerg; llesse-Cassel céderait l'enclave près du Rhin, qui serait donnée à Bade. Il faut que cette alïaire soit terminée promptement et ratiliéc en moins de viuyt jours.

M Napoleok. »

Pj^e IS .

A M. D£ TALLEYRAND

l'aris, 14 luars 1806.

M Monsieur Talleyrand, j'ai vu ce soir M. Verhuell. Voici en doux mots à quoi j'ai réduit la question; la Hollande est sans pouvoir exécutif, il lui en faut un, je lui doimerai le prince Louis... Envoyez à La Haye une personne adroite pour suivre cette affaire. Il faudrait que le château de Loo et les domaines en dépendant fussent donnes au prince, avec des moyens de soutenir la splendeur de son rang. C'est une affaire à laquelle je suis décidé, cela ou bien la réunion...

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