‹ Napoléon III avant l'EmpireChapitre 10 sur 34 · HORTENSE · texte numérisé non relu

HORTENSE

Louis Bonaparte partit immédiatement (1). Qui n'en eût fait autant? — La reine Hortense mourait le 3 octobre suivant (2).

(i) Dès son arrivée à Londres, il écrit (10 juillet) au roi Louis : » ...Si vous saviez, mon cher père, combien je suis triste, seul au milieu de ce tumulte de Londres et au milieu de parents qui me fuient ou d'ennemis qui me redoutent. Ma mère est mourante, et je ne puis aller lui porter les consolations d'un HIs ; mon père est malade, et je ne puis espérer d'aller le trouver. Qu'ai-je donc fait pour être ainsi le paria de l'Europe et de ma famille? J'ai promené un moment dans une ville française le drapeau d'Austerlitz et je me suis offert en holocauste au souvenir du captif de Sainte-Hélène. Ah! oui, que vous blâmiez ma conduite, cela peut être, mais ne me refusez jamais votre tendresse. C'est, hélas ! la seule chose qui me reste. » (Voir Napoléon III, par M. G. Duval.)

(2) A la fin de l'année f837, il lui écrit encore : « ...Après le malheur que j'ai éprouvé, il n'y avait que vous qui puissiez adoucir ma douleur, en me rappelant que je n'avais pas tout perdu, puisqu'il me restait encore un père qui me rendait sa tendresse. Oh ! je vous assure que l'idée de vous revoir fait bien battre mon cœur. » [Ibid.)

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