‹ NapoléonChapitre 11 sur 36 · TALLEYRAND · texte numérisé non relu

TALLEYRAND

Les habitans des deux plus belles parties de l'Europe voient, avec les plus grandes espérances, le génie de la liberté sortir des tombeaux de leurs ancêtres; lorsque le bonheur du peuple français sera assis sur de4 lois orga-

niques, C Europe entière deviendra libre ^^ Teis sont les principes et les institutions à inculquer aux hommes pour les rendre aussi heureux que possible. Les qualités Qniiitaircs ne sont nécessaires que dans quelques circonstances et quelques moinens ; les vertus civiles ont une influence de tous les momenssur la félicité publique *% et désormais, les nations, entr'elles, doivent préférer les réciprocités aux représailles.

BARRAS

Citoyen général , la nature , avare de ses prodiges , ne donne que de loin en loin des grands hommes à la terre ; elle dut être jalouse de marquer l'aurore de la liberté par un de ces phénomènes, La révolution du peuple français devait présenter un génie nouveau dans C histoire des hommes célèbres. Du même bras qui a terrassé les ennemis de la république , tu as , le ^premier de tous , écarté les rivaux que l'antiquité te présentait.

( Il se jette dans les bras du général , et lui donne l'accolade fraternelle ; les autres membres du Directoire suivent l'exemple du président. Des cris de vive la liberté! vive la nation', vive Bonaparte! se font entendre. Après ce discours, on chante un hymne sur les victoires de Bonaparte, sur son retour en France, après la paix, et une stance du poète Lebrun. )

Hymne.

LE CHOEUR, chantant.

Bien moins occupe de sa gloire , Que du soin de noire bonheur , La paix, après cliaque victoire.

Fut le premier vœu de son cœur.

Par son esprit, par sa vaillance , Tous sont éclaire's , ou soumis ; Il donne , et rend a la France , Des lois , des vertus , des amis ^\

Héros clier h la paix , aux arts , a la victoire y llconqMitj en deux ans, mille siècles de gloire^

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