‹ Napoléon, ou, Schoenbrunn et Ste.-HélèneChapitre 31 sur 57 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LES mAmes , NAPOLÉON, LE DUC, M. DE BUBNA j LE GÉNÉRAL , tout l'État-Major.

Quoi ! ce jeune homme encore ici ?• . .

CLÉMENCE

Sire, ce n'est plus à l'humanité, c'est à la justice de Voire Majesté que je m'adresse.

Que voulez-vous?

CLÉMENCE

Votre existence a été menacée, et il faut une victime, je le sais... mais Frédérich n*est pas coupable, c'est moi... c'est moi seule qui ai porté le trouble dans son âme , exalté , égaré son esprit. . . c'est rnoi seule qui ai mérité la mort.

( Elle se jeile à ses genoux, ) NAPOLÉON, la rtlevant.

Retirez-vous , Madame. . • Non , restez . . . ( S^ adressant au ministre secrétaire d'état, ) Eh bien, mon cher duc, que pense maintenant monsieur de Butna ?

DE BUBNA

Sire , je dois avouer que je ne m'attendais pas , après tant de combats , à trouver votre jeune armée aussi nombreuse. . . et, malgré la bravoure reconnue de nos soldats, je gémis d'avance sur les chances probables d'une guerre d'extermination.

Prenez donc la paix. Je la veux aussi.

DE BUBNA

Les conditions imposées par Votre Majesté sont dures et humiliantes ; mais la paix la plus désavantageuse vaut mieux que la victoire la plus brillante. . .Arrêtons donc l'effusion du sang , et les peuples nous béniront.

Ainsi vous acceptez notre ultimatum?

DE BUBNA

Demain je signerai les préliminaires avec monsieur le duc , et , si Votre Majesté le désire , avant quinze jours, les ratifications seront échangées.

NAPOLÉON, à ses soldats.

Soldats, la paix est faite ! et la France n'oubliera pas que c'est Yous qui l'avez conquise !

TOUS

YivePenipereur!

Monsieur le duc, entendèz-vous avec monsieur deBubna, et qu'il reçoive des temoi£;nages de notre i;ratitude. . . ( Montrant Frederick, ) Quart à ce jeune liomnie , il ne m'appartient plus. Monsieur le comte de Biibna , livrez-le vous-même à la justice de votre maître... seulement, dites à l'empereur d'Autriche que Napole'on demande la grâce du jeune Frédërich. • • A cheval 5 Messieurs.

( Uenipereur met le pied à Vétrier, — Les tambours battent aux champs. Les troupes commencent à défiler.

TOUS

Vive l'empereur !

( Sur ce tableau , qui rappelle celui de Napoléon à Ratisbonne , le rideau baisse^ )

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