SCÈNE VL
ALEXIS seuK
Ainsi donc, privé d'assistance, Un malheureux peut-être va mourir !
6 ]\ATAL1E,
Et quand je m'ofïre à l'aller secourir; Avec rudesse on m'impose silence !....
// se promené , d'un air agité.
N'importe ! dût Phœdor aujourd'hui m'en punir, A son atïreux destin je prétends le ravir !....
N'ai-je pas, malgré mon jeune âge, Sur le lac orageux , délivré du naufrage Des voyageurs près de périr?
Non^ ce n'est pas en vain que le malheur réclame.
Grand Dieu ! ta force est avec moi.
Pour cet inlbrluné quand la pitié m'enflamme, C'est ta voix qui commande, et j'accomplis ta loi*
Témoin du danger qui le presse , Ta main qui l'a formé Guidera ma jeunesse.
Tu soutiendras mon cœur d'espérance animé, Tu seconderas ma foiblesse.
Par ton égide préservé , J'afironteraî les flots, et les vents, et l'orage..::: Et ton noble ouvrage Sera sauvé.
On entend une sorte de rumeur. Alexis regarde vers le grand
chemin.
Quel immense cortège au loin remplit la route !
Sa pompe éblouit les regards
tin mortel imposant C'est le Prince, sans doute...,
Il approche Fuyons, sans de plus longs retards.
Il s^ élance rapidement sur la digue, et redescend par la berge opposée.