LA NUIT PASSE ET L’AURORE PARAIT
Nattier pinxit. Malceuvre sculpsit.
C’est une figure portée sur des nuages, jetant des fleurs de pavot et d’autres fleurs; un petit génie, l’étoile sur le front, paraît derrière elle tenant un flambeau. Portrait supposé de Madame de Vintimille. Le catalogue de la collection du baron de Beurnonville, Paris, 1884, contient une gravure de Gaujean avec le nom de « Madame de Châteauroux ». Le dessin de cette composition est dans notre grande édition.
Peinture chez M. le comte Henri de Casiellane.
On publiera un portrait de BEAUMARCHAIS, daté de 1755, appartenant à M. Delarue de Beaumarchais.
Trois autres compositions de Nattier ont été gravées au xvme siècle :
« NUL AMOUR SANS PEINE, NUL (sic) ROSE SANS ÉPINE »
Une jeune femme presque nue fouette l’Amour d’un bouquet de roses. Au premier plan sont un carquois, un arc et deux colombes. Encadrement ovale. La lettre porte les vers suivants :
Rien n’est exempt d’amour; quand un cœur est sévère,
C’est qu’il n’a point trouvé l’objet fait pour lui plaire. Souvent trop tard, hélas ! un tendre engagement Nous prouve qu’on ne peut être heureux en aimant.
Tel est de ce Portrait la fiction badine,
Le peintre nous fait voir par ce bizar retour Que jamais il ne fut de Rose- sans épine,
Et que les déplaisirs accompagnent l’amour.
J.-M. Nattier inv. et pinx. B. L’Épicier sculpsit. A Paris, chez Duchange, graveur du Roy... 1720.