‹ Navigation aérienne. Aérostat à tube centralChapitre 13 sur 13 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Mon plus grand désir est que la France, qui a eu l'honneur d'inventer les aérostats, soit aussi la première nation qui sache les diriger.

L'État, pour occuper des ouvriers, pourra faire avancer la question, car il est à craindre que l'initiative privée reste longtemps stérile. Pour construire un navire dont le rapport est certain, on n'hésite pas à dépenser des sommes considérables ; mais, pour un aérostat où tout est à créer, où l'imprévu et l'aléa tiennent une si

grande place, on n'ose se hasarder et agir de môme.

En attendant que le but cherché soit atteint, je voudrais que l'obligation de rester captifs fût imposée aux aérostats. Qui donc serait assez téméraire pour permettre à un homme de s'aventurer sur la mer dans un léger esquif, sans rames, sans voiles, sans gouvernail, sans rien pour se conduire? Et, cependant, liou s assistons et nous encourageons tous les jours des ascensions dans lesquelles des aéronautes s'abandonnent aux vents sans aucun moyen de direction ! !

Travaillons donc avec confiance à la solution du problème de la navigation aérienne, problème trop vaste pour être résolu par un seul homme ; aussi n'ai-je fait, ici, que d'y apporter mon modeste tribut, le grain de sable pouvant servir à la construction de l'édifice, trop heureux si mes idées peuvent aider les chercheurs de l'avenir et

si ma foi dans le succès peut entretenir leur labeur : Arriver à prendre possession de l'air, c'est rendre hommage au Créateur, qui a donné à l'homme l'intelligence et lui a permis de tout acquérir par le travail ! !

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