V. ALIMENTATION DES CANAUX LATÉRAUX
bief de 10 ou 12 kilomètres doit être muni de plusieurs déversoirs de fond, et pouvoir ne se vider que partiellement.
Pour réaliser cette vidange partielle, on dispose des rainures dans tous les passages rétrécis du canal, et l'on y place un barrage à poutrelles permettant de scinder le bief en autant de parties qu'il y a de déversoirs. Sur les points où l'on prévoit de fréquentes réparations, on prend même des mesures qui facilitent celte manœuvre, en la rendant plus prompte. C'est ainsi qu’au canal de la Marne au Rhin, on a muni la cuvette d’une porte mobile vis-à-vis l’aqueduc du Sautdu-Cerf. Cette porte mobile roule dans une chambre spéciale, et isole en quelques instants, du reste du canal, la portion dans laquelle setrouve le souterrain de Mauvages.
Cette considération est mème de nature à justifier, de distance en distance, un rélrécissement au passage d’un pont, dans les limites que nous avons indiquées plus haut. On répond ainsi à un avantage de premier ordre, l’absence de chômage général, absence qui n’est réalisable qu'avec des chômages : partiels faciles et nombreux.