PL XIII et XIV
heurtés, et ceux de l'Odéon, qui ne se distinguent plus guère des poteries gréco-romaines. Parmi les vases d'importation, le bucchero nero a totalement disparu : les amphorisques et les alabastres corinthiens commencent à céder la place aux poteries rouges à figures noires de fabrication campanienne ; les amulettes égyptisantes se modifient suivant la mode grecque; dans les bijoux, l'argent tend à se substituer à l'or; la monnaie, si abondante à partir du 111e siècle, n'apparaît pas encore ici.
Les tombeaux de la nécropole punique ne se rencontrent que dans le sol primitif et vierge, à une profondeur de six à sept mètres. Par contre, les couches superficielles du terrain, souvent remaniées, renferment de nombreux vestiges d'égouts et de constructions romaines et byzantines. Il n'en reste le plus souvent que les fondations, les caves et les citernes. Celles-ci, fort nombreuses et presque toujours intactes, présentent des types très divers, rectangulaires, à un, deux ou même trois compartiments, ovale, cylindrique, en forme de gourde ou de bouteille.
En creusant les fondations d'une maison, à quelques mètres à l'est et en contrebas de l'ancienne Institution Lavigerie, l'on a trouvé plusieurs tombeaux puniques du ve et du ive siècle, dont le mobilier funéraire, assez riche, comprenait notamment plusieurs bijoux d'or et une belle œnochoé en bronze, de style grec, qui ont été déposés au Musée Saint-Louis de Garthage.