I. Musée d'Alger, p. 66 et pi. [V
■2. De Vogué, C. B.Acad.% IMS. p. 194. Waille, Thèse lat., p. 83, pi. 36. Le musée d'Oran possède une stèle néo-punique provenant, dit-on, <lo Cherchel, mais qui est anépigraphe. Cf. Musée d'Oran, p. 14[P1.CCXL, 4.
diaire est richement orné de chapelets d'oves et de
perles, el de festons. L'étage supérieur est réservé au motif principal : sous un portique à colonnes attiques cannelées, un personnage, drapé dans de larges vêlements flottants, conduit à l'autel un taureau paré pour le sacrifice; au-dessus, le croissant retombant sur le disque, emblème qui appartient en propre à Gartbage. L'entablement, reposant sur les colonnes, est occupé tout entier par le globe solaire accosté de deux uraeus, flanqué de ces deux longues ailes qui le font ressembler à un phalène dont les deux serpents figuraient les antennes. Enfin, dans le tympan, la main divine, ouverte se dresse entre deux disques bombés au centre, patères à ombilic, ou, simplement, gâteaux du sacrifice.
L'inscription, placée au sommet de la stèle dans un cartouche à triple moulure, est gravée au trait. Les caractères, peu profonds et assez peu distincts, sonl de forme néo-punique. Les seuls mots restés lisibles sont les suivants j :
-[stz? p] [n]ip[SD ym tt]N 2 bOJnb jikS
« Ah seigneur Baal, [vœu fait par Mel]qar[i] , [fi/s deSoffe /,
parce qu'il a entendu sa voix et Va béni. »
La stèle du musée de Cherchel diffère beaucoup des monuments votifs d'origine phénicienne, découverts dans la province de Gonstantine, et dont le style est purement africain 3 ; elle se rapproche des stèles de Carthage, où
i. Nous devons à M. Bercer cette lecture, qui complète sur quelques points celle de M. de Vogué.