BÉTYLE
Provenance inconnue. Calcaire coquillier. Hauteur 0 ni. 60, cl, avec le socle, 1 mètre.
Pierre de forme ovoïde, terminée peut-être à l'extrémité supérieure, qui est brisée, par un léger renflement ou par un fleuron. Elle est garnie, à la base, d'un rang de larges feuilles lancéolées, et repose sur un socle auquel elle était rivée par un solide tenon en fer. Ce socle, dont l'existence n'a jamais été signalée, est octogonal, à huit pans trapézoïdaux. La face supérieure, beaucoup moins large que la base, lui est reliée par une large moulure concave, dont le profil rappelle celui des trapé- /ioïdes figurés sur la stèle de Lilybée et sur les stèles d'Hadrumète 4.
La ressemblance que présente le monument ainsi reconstitué avec les deux célèbres bétyles de Malte,
1. Ph. Berger, Stries trouvées à Hadrumète, Gaz. Arch., 1884, p. al sqq., pi. VU.
2. Ph. Berger, Inscription néo-punique </<• Cherchel en Vhonneur de Micipsa, C. li. Acad., 22 juin I88N, cl Revue oVAssyriologie, IL p. 35.
:{. Waille, Thèse lat., p. 84 [PI. CGXL, 5.]
i. Cf. Berger, Slrlcs trouvées à Hadrumète, Gaz. Arch., issi. p. l\\ s(j<j., si sqq. cl planches VII et XII.
placés sur des piédestaux consacrés à M elkart par Abdosirel Osir saraar ', nous autorise à lui assigner un caractère religieux, à y voir une pierre sacrée, et non, comme on esl tenté de le faire tout d'abord, une simple boule d'amortissement architecturale.
1. C. I. SemiL, 122 el 122 bis. Cf. Perrot, Hist. de VArt, III, p. 79 et fig. 28, et Duruy, Hist. des Romains, VI, p. 385.