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DEUX INSCRIPTIONS PUNIQUES

peinture rouvre, bleue et blanche.

Découvertes à Hammam-Zouakra ( Thigibha) et à Ilenchir-Mided (Miclidi).

(Note de M. Philippe Berger.) l

M. le lieutenant Denis, du 3e bataillon d'infanterie légère d'Afrique, a également découvert, à Hammam- Zouakra (Thigibba) et à Henchir-Mided (Mididi), deux inscriptions néo-puniques, dont [M. Gauckler] a adressé les estampages à la Commission.

Nous donnons ici la transcription et la traduction de ces inscriptions, en les faisant suivre de la notice dont M. Denis a accompagné leur envoi :

1 ° Henchir-Hammam-Zo uakra .

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« A été érigée cette pierre pour Tasbela, fille de Mattau, fils de Barac, fils de Baal . . . »

« Cette inscription gisait à l'entrée d'un dolmen, sur La rive gauche de l'Oued-el-Hammam. A côté des monuments mégalithiques voisins, j'ai trouvé quatre slèles anépigraphes, encore en place; elles sont triangulaires à la partie supérieure, et n'ont, pour toul ornement, qu'un petii triangle gravé eu creux, liaul de 0 m. 03 et mesn-

i. [Bull, urchèol. du Comité, 1893, p. 72, r.\ .

— 3fi2 —

rant (I ni. 015 à la base. Une autre stèle est décorée de deux petits cercles, surmontés d'un croissant en relief ; l'espace ménagé pour l'inscription est resté en blanc. »

2° Henchir-Mided.

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« ...[an, fds d'jArab ; il a entendu sa voix et Ta béni. »

a Ce fragment d'inscription se trouvait à une centaine de mètres au nord du petit édifice, en forme de temple, qui est encore debout, et que Guérin, et tous ceux qui sont venus après lui, ont appelé un mausolée. »

Cette seconde inscription n'est pas funéraire, comme les précédentes, mais votive; ce qui concorde bien avec l'indication topographique, très justement relevée par M. le lieutenant Denis.

La dernière ligne, qui contient la formule finale, est seule lisible ; les deux dernières lettres, *o, qui manquent, peuvent se restituer avec une entière certitude.

A la fin de la ligne 1, on voit encore un nom propre, que nous lisons Arab (ou Or eh) ; peut-être la comparaison de la ligne 2, à laquelle manquent deux lettres, engagerait-elle à supposer, ici aussi, une lacune de deux lettres et à lire [Sjrjni = Àrb[aal],

Ces deux dernières inscriptions nous apportent la preuve de l'existence d'un foyer punique, à l'époque romaine, dans deux localités qui n'avaient fourni jusqu'à présent aucun texte de cette catégorie. Il faut espérer que de nouvelles découvertes viendront confirmer les résultats des recherches de M. le lieutenant Denis.

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