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Vyraisse (Batterie) (2765m

Cette statistique1 nous suggère quelques remarques intéressantes :

On verra, en consultant avec soin nos tableaux, que les hauteurs de neige existant à la fin de cinq jours sont parfois (à Vyraisse, par exemple) supérieures à la somme des chutes observées. Cette particularité est due, sans doute, à faction du vent accumulant la neige en certains points.

Les postes qui reçoivent la plus grande quantité de neige sont tous très élevés (2412 à 2765m) :

Vyraisse (Baraquements et Batterie),

Les Sollières,

Gondran G.,

Redoute-Ruinée.

Les stations les moins enneigées sont parmi les postes les moins élevés (1400 à 2000m); ce sont : Cuguret.

Vallon-Claus.

1 Nous avons le regret de ne plus pouvoir nous charger, à l’avenir, de cette statistique qui exige des loisirs incompatibles avec nos occupations professionnelles.

Roche-la-Croix,

Croix-de-Bretagne,

La Grave,

Le Télégraphe.

Les époques où la neige a atteint des maxima d’épaisseur ont été :

Pour l’hiver 1892-93 : presque partout, la fin de Février et le commencement de Mars ;

Pour l’hiver 1893-94 : suivant les stations : Octobre (Fréjus), Novembre (La Turra), la fin de Janvier (La Seyte, l’Olive, Plampinet, Valgelaye, Cuguret, Vallon-Glaus, Vyraisse, Roche-la-Croix) et le commencement de Février (Col Agnel, l’Infernet, La Gochette, Gondran C, Gondran D, Sollièresj; la fin de Décembre (Ghapieux, l’Olive, le Janus, Croix-de-Bretagne, Vyraisse), le 25 Mai (Turra, Sollières, Vyraisse), Mars (Janus, Vyraisse, le Truc, la Platte, la Turra, les Ghapieux, Redoute-Ruinée), etc.

A la fin de l’année 1894, nous notons des maxima à Fréjus, le Truc, Seloge, la Platte, les Chapieux, la Redoute-Ruinée (2ra02), le Col Agnel, Vyraisse (Bie), etc.

Enfin, en comparant ces résultats avec les tableaux de variation de température donnés par M. Lachmann et les courbes déposées aux archives de la Société, on reconnaît que les maxima de chute de neige correspondent généralement, en hiver, à des élévations de température.

U apparition de la neige se place en Octobre pour

la plupart des postes (Fréjus (1894), la Turra (1894), la Redoute-Ruinée (1894).

Au mois de Juillet il n’a neigé dans aucun des postes, sauf aux Sollières, en 1893 et 1894.

En Août il n’a neigé que dans une station (La Turra, 1894).

En Septembre, il a neigé à la Turra (1893, 1894), Yiraysse (1893, 1894), les Chapieux (1894), Vallon- Glaus (1894), Guguret (1894).

En 1893, on remarque que le mois d’Avril a été, dans plusieurs postes, exempt, de chutes de neige et partout très peu neigeux.

Il n’a pas neigé en Octobre dans les stations de : Chapieux (1893), le Truc (1893,1894), les Sollières (1893), Guguret (1894), La Platte (1893, 1894), l’Olive (1893), Seloge (1894).

Il n’a pas neigé en Novembre à Seloge, en 1894.

La disparition de la neige se place d’ordinaire vers le 25 Mai ou au commencement du mois de Juin; elle devance cette date dans les postes de :

La Grave (1894),

Guguret (1893) (en 1894, il n’a pas neigé du 15 mars au 30 septembre).

Vallon-Claus (1893),

Les Chapieux (1893),

Seloge (1894),

Groix-de-Rretagne (1893),

Roche-la-Croix (1893),

L’Olive (1893, 1894),

Plampinet-les-Acles (1893, 1894).

Il a neigé en Juin à :

Vyraisse (1893, 1894),

Gondran (1894),

Solüères (1894).

En comparant les différents hivers, de 1892 à 1894-95, on arrive également à des résultats curieux que l’on tirera facilement de nos tableaux. C’est ainsi que les épaisseurs de neige constatées pendant l’hiver 1892- 1893 ont été, en beaucoup de points et notamment à Vyraisse, beaucoup plus considérables que celles des années suivantes.

Ces réflexions suffisent pour mettre en évidence l’intérêt qu’offrent la coordination et la publication des précieuses observations que la création de postes d’hiver à la frontière alpine et la bonne volonté des officiers supérieurs qui en ont la haute direction ont permis de réunir.

Nous espéronsque nos lecteurs sauront en tirer tout le parti qu’elles comportent, tant au point de vue scientifique qu’en ce qui concerne leurs applications pratiques (à la culture en montagne par exemple) et hygiéniques.

En outre, la continuation de ces statistiques qui, nous l’espérons, se poursuivra pendant de longues années encore, permettra sans doute de mettre en lumière les lois météorologiques qui règlent l’enneigement de nos Alpes. Il sera peut-être possible alors de prévoir en une certaine mesure l’avenir réservé à nos glaciers, à nos torrents et à nos rivières, qui contribuent si puissamment à la prospérité agricole et industrielle du Dauphiné.

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