XXXV. — LYON
' L'acerbe République eut son Dubois-Crancé.
Dubois-Crancé fut un des membres les plus fougueux de la Convention nationale. Il fut envoyé à Lyon pour comprimer l'insurrection de cette ville, où l'on se rappelle encore ses épouvantables rigueurs.
- De l'horrible lancette armait Collot-d'Herbois.
Gcllot-d'Herbois fut l'un des hommes les plus remarquables et les plus sanguinaires de la révolution. Envoyé à Lyon , en no vembre 1793, pour exercer sur cette malheureuse ville toutes les vengeances de la Convention, il fit périr plus de seize cents personnes par la main du bourreau.
' C'est la sœur de Paris
On sait que Lyon est la seconde ville du royaume.
^ Balançât sur l'épaule un frauduleux Gisquet.
Peu de temps après la révolution de Juillet, M. Gisquet s'intéressa dans une fourniture de fusils; depuis lors, tous les fusils de mauvaise qualité furent appelés des fusils-gisquet, et, par abré\i3Ltion, des glsquets.
^ A ses côtés se meut un opaque Thomas.
M. Thomas , jadis avocat à Marseille , et aujourd'hui préfet de cette grande cité.
^ Le pauvre ou le Verdet.
On appelait Verdet les réacteurs royalistes de 1815, qui ensanglantèrent le midi.
XXXVL — A HENRI-CINQ.
Les deux tours qui flanquent le palais.
Le pavillon de Flore et le pavillon Marsan. - Par ordre de Gontaut
Madame de Gontaut, gouvernante d'Henri V avant qfie le prince passât aux hommes.
^ Ou comme ton aïeul qui , tournant l'aviron , Au moment du péril déserta Quiberon.
On sait que le comte d'Artois, après avoir fait mine de vouloir se mettre à la tète des royaliste» de la Bretagne et du Poitou ,
abandonna tout à coup son projet et mit à la voile pour Portsmouth. Cette défection porta un coup mortel aux royalistes , et indigna Charette au point de lui faire écrire cette lettre ft Louis XVIU;.
«Sire,
«La lâcheté de votre frère a tout perdu. Il ne pouvait paraître à «la côte que pour tout perdre ou tout sauver. Son retour en Angle- «terre a décidé de notre sort ; sous peu , il ne me restera plus qu'à «périr inutilement pour votre service.»
' L'embaumé Portici
Qu'un décor d'opéra te donnait mort ici.
La Muette de Portici^ opéra de MM. Scribe et Auber.
^ Il courait sur le char que traînaient deux béliers.
Le roi de Rome, étant enfant, se promenait tous les jours sur la terrasse du bord de l'eau , dans une petite calèche découverte attelée de deux béliers.