‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 143 sur 181 · V. A. Maury, Religions de la Grèce, chap. xviii · texte numérisé non relu

V. A. Maury, Religions de la Grèce, chap. xviii

2. V. O. Millier, Geschichte der giiechischen Literatur, toiu. IJ, pag. 87.

.j. Kschyl., Pronieth., v. 'J30; cf. fr. 173, éd. Didol. i. Ali Phœdr., 248 C.

vait donc vraisemblablement dans la doctrine des prétendus disciples d'Orphée. La nécessité personnifiée y gardait le caractère qu'avait eu la Mœre ou Parque des premiers temps : c'était comme un législateur qui peut bien, au moyen de la sanction pénale, garantir la stabilité de sa loi, mais non en assurer l'exécution. Une allégorie orphi(|ue représentait mênje Adrastée promulguant ses arrêts. C'était devant l'antre de la Nuit, emblème de cette mystérieuse obscurité d'où ne sort guère la Parque d'Homère et d'Hésiode, que l'impartiale déesse, tenant dans ses mains des cymbales d'airain, portait à la connaissance de l'univers les lois auxquelles était due son obéissance^ : image peu grecque, comme l'orphisme lui-même, mais extraordinaire et frappante, de cette confusion des lois physiques et de la loi morale, qui fut une des erreurs de la Grèce.

La nécessité, ainsi entendue , n'exclut pas la prière. Un des caractères principaux de la secte oipbique est l'importance toute nouvelle (ju'elle attacha à celte partie du culte. De là les oiaisons en forme de litanies qui nous sont parvenues sous le nom iV Hymnes orphiques. C'est dans ce recueil que nous trouvons Némésis investie des attributions spéciales auxquelles nous avons liait allusion.

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