I. Herodot., I
?.. Hermlot.. II. I.i8.
DES niEUX. 77
barbares voiil se frayera eux-mêmes la route que l'Égvple ancienne a crainl de leur léguer. El (juelle leligion peut désoiinais s'en alarmer? Les nations chrétiennes croient (jue la terre a été faite pour l'homme, et qu'elle lui appartient; elles savent (|ue nous avons été mis ici-bas avec la liberté et pour l'empire, et que nous ne pouvons aller contre les desseins de la Providence en tiavaillant, pour le bien commun, à l'exécution de la loi éternelle qui assujettit la matière à Vinlelli^ence.
C'est faute d'avoir été pénétrée de ces vérités, que l'antiquité païenne a pu considérer les efforts de l'industrie humaine comme attentatoires aux droits de la divinité. Partant de ce principe, il n'est pas d'entreprise hardie tentée par l'homme pour s'affranchir ou se lendre plus heureux, t|u'elle n'ait taxée d'impiété ; et la trace de cette erreur se retrouve jusque dans des monuments bien postérieuis à lïii^e que nous considérons. Nul n'est tenté de prendre au sérieux l'orthodoxie des écrivains romains de l'époque impériale. Néanmoins ce n'est pas s'uis étonnemeni qu'on entend Virgile mettre la navigation , et même l'agriculture, parmi les restes de perversité que verra d'abord subsister la renaissance prochaine de Tàge d'or'; Horace maudire la nef sacrilège qui se fiaye d'un monde à l'autre un