DANS LA MYTHOLOGIE ET DANS L'ART
tances fortuites au milieu desquelles elle prit naissance. Toutes les auties fables qui concernent soit la naissance de Némésis, soit celle d'Adraslée, ne sont que des symboles qu'il est facile d'expliquer. Ainsi, en voyant Némésis rangée parmi les enfants de l'Érèbe, au nombre des fléaux qui composent la funeste lignée de la Nuit *, on leconnaît à ces traits la jalousie des dieux, source de toules les misères humaines. Chez d'autres, fille' ou messagère^ ôe Dice (\a Justice), la même INémésis n'est plus que la divinité inflexible, mais équitable, qui garde son courroux à l'oigueil et à l'impiété, c'est-à-dire la némésis primitive, personnifiée sans altération. Donnée enfin comme fille d'Amalthée et de Mélissus*^, Adrastée se confond évidemment avec la Nécessité. A tous ces litres, Némésis-Adrastée supplée trois allribuls divins, souvent prêtés par excellence au maîtie des dieux : la jalousie, la némésis, la toute-puissance. De là un lapporl
et la plus familière de ce niveau auquel Némésis assujettit tout ce qui est humain : de là, peut-être, l'origine attribuée à la déesse de Rliainnunte.
1. Hesiod. , Theog., v. 223; Pausanias, VII, 5; Hygin., FabuL, pra'fat.
2. Mesomed., Hymn. Aewies., v. 2; cf. Anini. Marcell., XIV, Il : « Quam theologi veteres, tiiigentes Justitia' liliani. . . »