‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 72 sur 181 · O. Millier, Dcninn., II, lij^. 'J4'j · texte numérisé non relu

O. Millier, Dcninn., II, lij^. 'J4'j

3. O. MuUer, Denkm., II, lij;. 070. Cf. Anthol. Gr., cd. de Boscli,

PANS LA MYTHOLOGIE ET DANS L'ART. li-

tre le rôle dévolu à Némésis et celui de l'espérance, une oj3position que la sagesse anti(|ue aimait à faire ressortir. « Le mieux, m disait un poêle, « est de ne pas faire violence aux dieux, « et de se contenter de sa parj; : l'amour de « l'impossible nous fait perdre souvent ce que « nous avons entre les mains'. » Théoîznis va jusqu'à identifier espérance et péril ^. Pindaie ne cesse de piémunir ses héros contre le danger des espérances téméraires : « Ne porte pas plus

« loin tes regards, » dit-il, « Dieu seul dis-

'V pose de l'accomplissement des espérances, « Dieu, qui atteint l'aigle ailé, devance le dau- « pli in des mers, et dompte le mortel orgueilce leux ^. » La fonction qui est prêtée ici à la divinité prise en général l'était quelquefois aux Mœres ou Parques, comme dans l'hymne orphique à ces déesses '^ : mais, le plus souvent, on en faisait une des attributions de Némésis, qui, dans V anthologie, se nomme elle-même le contre-poids des espérances ^.

On est tenté d'abord d'expliquer par une opposition analogue un rapprochement où paraît s'être également complu la sculpture antique.

I, XXV, ep. 3 (expliquée par Welckcr à la page 392 des Abhandlungen de Zoega).

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