Pausan., I
5. Amm. Marcell., loc. cit. — Selon Pausaiilas (loc. cit.), les aile;? données à Némésis rappelaient ses rapports avec l'Amour.
Némésis smyrniotes, et figurés ailleurs aux pieds de la divinité, dont, ailleurs encore, ils paraissent tenir la place ^. On peut induire en effet d'un passage de Nonnus^, que la vélocité supposée de cet animal fantastique était regardée comme son principal titre à la prédilection d'Adrastée. Cependant le même oiseau paraît avoir suppléé quelquefois le dragon, comme gardien des trésors enfouis^ de préférence aux extrémités de la terre par l'avarice de la divinité'* : et, d'autre part, on le rencontre souvent sur les tombeaux, où il représente sans doute Némésis protectrice des morts ^.
1. Otfried Millier, Denhn. d. ait. Kunst., II, pi. un, fig. 678.
2. Nonn., Dionys., XL VIII, vv. 385 sqq. et 451 sqq. — Au reste, les gryphons n'étaient pas attachés exclusivement au service de Némésis. Eschyle les appelle chiens de Jupiter ( Prom., v. 802). On plaçait leur séjour dans le pays des Arimaspes (Pausan.,l, 58; cf. ^Eschyl., loc. cit.). Pausanias (loc. cit.) en fait une description empruntée, directement ou indirectement , aux Chants arimaspiens d'Aristéas de Proconnèse. Selon Zoega (Abhandl., pag. 46), cet animal fabuleux tirait son origine du hiéracoléon égyptien, emblème des forces unies du feu et de l'eau, et devint ainsi pour les Grecs le symbole d'une vitesse effrayante. ChampoUion fait dériver également le gryphon grec du gryphon des hiéroglyphes, qui, effectivement , en diffère très-peu (voir Dictionnaire égyptien^ pag. 116; Grammaire égyptienne, pag. 119). Ce caractère, d'après l'interprétation du même, exprimait pour les Égyptiens l'idée du dieu Bôr ou Bore (ibid.). Chez les Perses, les gryphons représentaient, si nous en croyons Creuzer (Religions de rantiquité, 1. 1, P^ partie, pag. 342), les Devs, ministres d'Ahriman, comme lui habitants des déserts. D'ailleurs, une note insérée dans notre Symbolique française nous avertit que cette opinion repose sur une simple conjecture (id. ib., pag. 720).