LES HOPITAUX ET LES CLINIQ1 ES
Qu'aux élèves partout s'ouvrent des séminaires,
Où la science grave empruntée aux suaires.
Oui reçoit de la mort toute sa vérité,
D'un reflet séduisant revête la clarté.
Oui, dans chaque hôpital, modeste république,
Clayons à l'envi clinique sur clinique,
On, libre de tout joug d'une École aux abois.
Des libres professeurs se produise la voix.
Plus de ces arrêtés à circulante bulle;
Pour l'université plus de sein-, de férule,
Et de son lourd budget débarrassanl l'état,
Que son ministre même abdique «!> mieslai.
Ah! plus de sourds alors et pins d'oreilles creuses;
Alors mieux répartis en des salles nombreuses
Disparaîtront bientôt les élèves rétif»;
De tuteurs plus soigneux pupilles attentifs,
Et du progrès qui marche attestant l'existence,
Ils sauront que nul art ne s'enseigne à distance.
Pour qu'un pouls agiié d'importuns battements,
In poumon qui s'essouffle en d'obscurs errements,
Transmettent sans erreur an facile horoscope, Il faut habituer l'oreille au stéthoscope, Ou qu'au sein du malade un choc immédiat Nous apporte à sons purs un bruit ou clair ou mat; Que nos doigts accolés sur une ligne égale Cherchent le point précis où bat la radiale, Et comptent les élans prompts et désordonnés Qu'à l'inerte canal le cœur aura donnés. Voulez-vous que, nourris de la foi des apôtres, Maigres d'expérience et les uns sur les autres, Comme un cent de fagots qu'on aurait encaissés, Autour d'un lit de mort cent élèves tassés Au professeur battu par le flot qui les pousse Transmettent tout échec, rendent toute secousse; Qu'exténué sans fin d'un examen hardi, De questions sans nombre un malade assourdi, Des cent groupes de mains qui vont froisser sa bure Supporte impunément l'ineffable torture?
Une teinte uniforme est nuisible au dessin ; Et d'abeilles au loin quand s'envole un essaim ,