‹ Néoplasie et déviations pathologiques des endocrinesChapitre 6 sur 14 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Imbu des récents travaux du Docteur Baronaki sur l'existence de la corrélation entre les troubles pathologiques endocriniens et la néoplasie, nous avons voulu nous pénétrer de la valeur scientifique de cette conception et des résultats thérapeutiques obtenus par cet auteur. Nos recherches personnelles et l’application de son traitement en parfaite concordance avec son exposé étant des plus concluantes, nous croyons utile, dans ce modeste travail, de confirmer sa méthode par nos propres observations, avec l'espoir de contribuer à endiguer cette angoissante affection

qu'est le cancer.

Physiopathologie glandulaire

Claude Bernard, par ses remarquables travaux sur la fonction glycogénique du foie, ouvrit tout un horizon nouveau à la physiologie et, par suite, à la pathologie. Il avait pressenti toute l'importance des glandes lorsqu'il disait que les diastases contenaient le secret de la vie. Depuis lors, on ne cessa d’étudier le fonctionnement des glandes et innombrables sont les données acquises sur le rôle des endocrines.

Il est impossible de citer les noms de tous ceux qui s’attachèrent à l’étude de cette question et de tracer un tableau exact des résultats qu’ils obtinrent. Nous nous bornerons donc simplement à esquisser les désordres consécutifs aux lésions des principales glandes de l’organisme, ne pouvant faire l’historique de la physiologie de ces glandes car nous dépasserions ainsi le cadre que nous nous sommes fixé.

La fonction glycogénique du foie mise en relief par C1. Bernard imposa la notion des sécrétions internes d’une manière définitive. Ce physiologiste éminent avait démontré que la cellule glandulaire attirait, créait, élaborait dans son sein des produits qu’elle déversait soit sur les muqueuses (glandes à sécrétion |

. externe), soit directement dans le sang (glandes à sécrétion interne).

Dominici, Malassez, Labbé s’attachèrent à l’étude de la rate. La splénectomie fixa sur le rôle que cette glande jouait vis-à-vis du sang, l’ablation de la rate étant, en effet, suivie d’hypoglobulie, d’éosinophilie et de déficit Iymphocytaire. Inversement, les extraits spléniques augmentent l’hémoglobine, le nombre des hématies et stimulent la leucocytose, surtout la mononucléose.

Les expériences de Schiff mirent en relief l’utilité de la thyroïde pour le développement de l’organisme. Vaquez, Bromwell, Mussay établirent les rapports qui existaient entre le corps thyroïde et le myxœdème, Négéli, Falta entre la thyroïde et le crétinisme. J. Lépine constate que l’ingestion d’extraits thyroïdiens amène une hyperglobulie transitoire. Claret, Folley et Levrat précisent la relation entre la maladie de Basedow et le corps thyroïde.

La thyroparathyroïdectomie totale précède de peu de temps l'apparition de phénomènes de tétanie aiguë. 24 à 72 heures après l’extirpation totale, on observe une baïsse du nombre des hématies puis surviennent des phénomènes alternants de paralysie et de tétanie avec mort dans des convulsions.

Rummo admet que l’éclampsie serait due à une insuffisance des parathyroïdes d’où augmentation de la toxicité du sérum sanguin.

Massion confirme expérimentalement le fait après . avoir démontré que la toxicité du sérum des éclamptiques ne tient pas à la gravidité, le sérum des femmes

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