‹ Nérvoses et idées fixesChapitre 110 sur 326 · J5'2 MUSCLES DU TRONC CHEZ LES IIYSTÉKIOUES · texte numérisé non relu

J5'2 MUSCLES DU TRONC CHEZ LES IIYSTÉKIOUES

plupart des sujets que j';ii ilécrits ont été <>uéris, du moins (|ue la liberté des mouvements du thorax, des lombes, de l'abdomen leur a été rendue.

11 ne sudlt pas de faire disparaître momentanément un accident hystérique, il est plus important et souvent plus difficile d'empêcher son retour. Chez, quelques malades comme Can... (obs. Y) dont les contractures étaient consécutives à l'attaque, le traitement par le massage était suffisant, les contractures étaient disparues au moins jusqu'à la prochaine attaque. Mais pour la plupart des autres malades il n'en était pas ainsi. La contracture défaite par le massage réapparaissait très vite en quelques jours, quelquefois en quelques heures. C'est que, chez ces malades, les contractures du tronc étaient, comme on l'a vu, sous la dépendance d'émotions persistantes, de véritables idées fixes qui entretenaient et reproduisaient sans cesse la désagrégation mentale.

11 était donc nécessaire, dans toutes nos observations, de se préoccuper de l'état mental des malades, de rechercher par tous les moyens les états émotifs persistants d'une façon consciente ou plus souvent subconsciente et il fallait traiter ces phénomènes et chercher à les faire disparaître. Je ne puis revenir incidemment sur cette question des idées fixes chez les hystériques et de leur traitement. 11 me suffit de montrer comment cet accident tout particulier de l'hystérie, les contractures, les spasmes du thorax et de l'abdomen, se rattache aux autres phénomènes de la névrose et comment son traitement doit être dirigé par les notions que nous avons acquises sur l'état mental de ces malades.

Il est malheureusement impossible d'insister autant sur le traitement des paralysies des muscles du tronc que j'ai eu beaucoup moins souvent l'occasion d'étudier. Les procédés précédents qui en définitive ont toujours réussi à supprimer les contractures dans les cas (jue j'ai décrits, n'ont eu, il faut l'avouer, sur les paralysies de Juliette qu'une influence médiocre. Le massage est resté sans efTel ; la restauration des sensibilités par divers procédés n'est peut-être que superficielle et incomplète: elle ne modifie pas le graphique de la respiration. Le seul procédé qui ait

publiais en 189.T, rno semhlpnt compléter un peu mes études antérieures sur le nMe (jue joue la désagrégation mentale, la perle de la conscience personnelle des sensations cl des images kiiieslliésirpies dans ces pliénonièiics encore très incomplètement expliqués.

eu un résultat net, c'est la production et la prolongation pendant plusieurs heures d'un sommeil profond déterminé par suggestion. Les sensibilités réapparaissaient ainsi que le mouvement à la fin de ces sommeils et, comme on l'a vu, le graphique de la respiration devenait normal. La malade malheureusement ne restait guère dans cet état, elle conservait quelque temps la sensibilité superficielle de la peau du thorax et de l'abdomen mais elle ne tardait pas à reprendre sa respiration polypnéique et antagoniste. La plus légère émotion, survenant dans la journée nième, déterminait cette rechute. Peut être aurait-il fidlu prolonger plus longtemps ces sommeils : j'ai observé dans d'autres cas, comme M. Wetterstrand, que ces sommeils prolongés pendant plusieurs jours modifiaient de la façon la plus remarquable des hystéries rebelles et écartaient énormément les rechutes. Mais dans ce cas je n'ai pas réussi à prolonger le sommeil et cette malade a été retirée de l'hôpital sans que j'aie pu renouveler cette expérience. La malade est encore aujourd'hui, après deux ans, à peu près dans le même état. Cet échec nous montre que notre connaissance de ces phénomènes physiologiques et psychologiques est encore bien incomplète.

NEVROSES ET IDÉES KIXES.

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