CHAPITRE XI
SUR LA DIVINATION PAR LES MIROIRS ET LES HALLUCI- NATIONS SUBCONSCIENTES '
1. Historique. — ». Description de l'expérience. — 3. Caractères de ces liallucinalions. — 4. Interprétation des caractères principaux.
]Miisi:)AAiEs, Messieurs,
La Société des amis de l'Université a bien voulu m'inviter à venir de nouveau vous adresser la parole : je la remercie de l'honneur et du plaisir qu'elle me fait ; je suis heureux de revoir votre belle ville, de vous entretenir d'études qui me sont chères et dont, comme votre affluence le montre, vous sentez toute l'importance.
II y a deux ans, Messieurs, si vous vous en souvenez, je vous racontai les mésaventures d'un pauvre homme qui constituaient un cas curieux de possession au xix*^ siècle"; et, à ce propos, je vous faisais voir combien nous ignorons souvent nos propres pensées, condjien d'idées, de sentiments peuvent germer, se développer en nous à notre insu, et combien ces pensées latentes audessous de la conscience peuvent jouin- un rùle considérable pour notre bonheur ou notre mallieur.
Je voudrais reprendre aujourd'hui ce même sujet à un autre point de vue, non plus sur un exemple particulier, mais d'une manière plus générale, et vous dire quelques mots d'une méthode
1. Conférence l'aile à 1 Université de Lyon, devant la Société des Amis de l'Univcrsitc, le 28 mars 18'.*", jmbliéc d après le compte rendu stcnographique dans le Bulletin de T Université de Lyon, juillet 1897.