VINGT-TROISIÈME OBSERVATION
Aura pestilentialis minor observée par un prêtre de la peste.
Les prêtres de la peste connaissent aussi très bien cette affection légère à laquelle j'ai donné le nom d’aura pestilentialis minor.
Je rencontre un jour Don Courban et lui demande comment va la maladie; il me dit qu’il venait de vérifier un enfant qui en était atteint. Le bubon était très petit; la maladie peu de ‘chose :
bir ruzguiar (un zéphir). Il avait recommandé de lPenvoyer à la campagne. « Le bubon, ajouta-t-il, se dissipera de lui-même. »
L'enfant fut envoyé à la campagne et en revint un mois après parfaitement guéri; mais de retour à la maison paternelle il prit un autre bubon et en mourut en deux jours.
Le 3 août 1827, Je rencontre encore Don Courban. Il me dit : « Je viens de vérifier un malade que l’on croyait atteint de la peste; je lui ai trouvé un bubon gros comme une pomme, mais la langue n'est pas celle d’un pestiféré. J'ai vu, ajouta-t-il, beaucoup de cas semblables cette année. »