‹ Neuf années à Constantinople, observations sur la topographie de cette capitale, l'hygiène et les mœurs de ses habitants, l'islamisme et son influence: la peste, ses causes, ses variétés, sa marche et son traitement; la noncontagion de cette maladie; les quarantaines et les lazaretsChapitre 54 sur 92 · VINGT-TROISIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

VINGT-TROISIÈME OBSERVATION

Aura pestilentialis minor observée par un prêtre de la peste.

Les prêtres de la peste connaissent aussi très bien cette affection légère à laquelle j'ai donné le nom d’aura pestilentialis minor.

Je rencontre un jour Don Courban et lui demande comment va la maladie; il me dit qu’il venait de vérifier un enfant qui en était atteint. Le bubon était très petit; la maladie peu de ‘chose :

bir ruzguiar (un zéphir). Il avait recommandé de lPenvoyer à la campagne. « Le bubon, ajouta-t-il, se dissipera de lui-même. »

L'enfant fut envoyé à la campagne et en revint un mois après parfaitement guéri; mais de retour à la maison paternelle il prit un autre bubon et en mourut en deux jours.

Le 3 août 1827, Je rencontre encore Don Courban. Il me dit : « Je viens de vérifier un malade que l’on croyait atteint de la peste; je lui ai trouvé un bubon gros comme une pomme, mais la langue n'est pas celle d’un pestiféré. J'ai vu, ajouta-t-il, beaucoup de cas semblables cette année. »

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