ET SOCIAL
DÉVELOPPEMENT DANS UN SENS LIBERAL DE l'ORGANISATION ADMINISTRATIVE EURO- PEENNE ET INDIGÈNE. !| LeS COLONS AU CONSEIL d' ADMINISTRATION. || La ChaMBRE d'agriculture et les COMICES AGRICOLES. || Le CONCOURS AGRICOLE DE I902. ||
Extension des attributions des Fokon'olonas. || Remaniement de la législation minière; le décret du 20 février 1902. 1| Les études géologiques; les terrains aurifères; pierres précieuses; la question du charbon. || Les travaux géodé-
SIQUES ET TOPOGRAPHIQUES DE l'ÉTAT-MAJOR. || L'AcaDÉMIE MALGACHE. || PÉNÉTRA- TION EN PAYS MAHAFALY. [ SUPPRESSION DU COMMANDEMENT SUPERIEUR DU SuD. Il RÉSULTATS OBTENUS. |1 La PESTE A MaJUNGA. || AU LAZARET DE KaTSÉPÉ. ||
L'œuvre du général Joffre a Diego. || Séjour a Tamatave; visite aux concessions EUROPÉENNES, AU JARDIN D'ESSAIS ET A LA COCOTERIE DE VOHIDROTRA. |
Inauguration du premier tronçon du chemin de fer. ® ^ ^
ES déplacements pendant l'année 1901 m'avaient permis d'étudier la possibilité de développer, dans le sens repré-
sentatif, les institutions qui avaient fonctionné jusqu'alors à Madagascar.
Persuadé de la nécessité d'associer nos compatriotes aux affaires administratives de la colonie, j'avais, dès 1896, créé dans certaines villes des Chambres consultatives de commerce et des commissions municipales. Mais, les difficultés de la situation politique d'alors et le devoir de partager le moins possible les graves responsabilités qui m'incombaient pendant la période des troubles, m'avaient conduit, malgré mon désir d'évolution rapide, à attendre des jours meilleurs pour entrer très avant dans cette voie.
A cette époque de début, l'insécurité d'un grand nombre de régions de l'île, et aussi la lenteur et l'incommodité des communications, ne permettaient guère aux particuliers de se renseigner sur ce qui se passait en dehors de leur province ; en outre, les questions d'organisation générale étaient le plus souvent liées à celles de pénétration militaire que le commandement seul était à même d'étudier et de résoudre.
Aussi, sans perdre de vue le terme où il fallait tendre, ne fis-je d'abord participer les colons aux affaires publiques que dans les assemblées locales oii ils me fournirent, je me hâte de le dire, une précieuse collaboration. Certains d'entre eux, choisis parmi les vétérans de Madagascar, connaissant la langue et les coutumes indigènes, initiés en outre aux conditions du travail dans les régions où ils avaient leurs intérêts, ont été d'excellents conseillers pour les administrateurs.
L'achèvement de la pacification en pays sakalave, les progrès de la pénétration dans le sud, le développement des communications maritimes et terrestres, et enfin, l'extension considérable du réseau postal et télégraphique, me mirent à même d'accentuer, comme j'en avais le désir, le caractère de cette collaboration. J'en référai à M. le ministre des Colonies et, sur son approbation, je fis entrer au conseil d'administration quatre habitants notables, membres titulaires ou suppléants.
Dans un ordre d'idées analogue, mon dernier voyage autour de l'île m'avait montré l'importance croissante des exploitations agricoles dans les régions côtières, et la nécessité d'un échange d'idées entre les planteurs européens, pour la pratique de certaines cultures qui réussissaient dans des régions très éloignées les unes des autres.
Pour rapprocher les intéressés, j'instituai, par arrêté du 26 février 1902, une représentation à deux degrés comprenant : des comices agricoles siégeant dans les principales provinces, et une Chambre d'agriculture, émanation des comices, qui tient une session annuelle d'une vingtaine de jours et se réunit à Tamatave
L ELEVAGE DU CHEVAL A LA FERME D'IBOAKA (PROVINCE DE FIANAEANTSOA)
PARTIE DE CAMPAGNE D'ÉTUDIANTS MALGACHES (CLICHÉ DE M. LE CAPITAINE LAPORTEI.
Madagascar.
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