‹ NeurypnologieChapitre 48 sur 63 · LETTRE DE MISS E. ATKINSON · texte numérisé non relu

LETTRE DE MISS E. ATKINSON

[Du Prionj, Lincoln)

Il Mosley Arms, Mancliester.

LunJi, 4 juilk't 1842.

» CherMon^ieLir. — C'est avec plaisir que je vous envoie l'histoire de mon affection. Je vous prie d'en faire l'usage que vous jugerez convenable, et je souhaite sincèrement que ceu.x qui souffrent de désordres nerveux puissent être amenés, par mon exemple, à puiser le soulagement à la même source et avec le même succès. En janvier J8.'J8, je fus prise de froid et de grippe, suivie, le i9 du même mois, de toux violente. Dix ou douze jours après le premier malaise, sans que rien pût me faire soupçonner ce qui allait m'arriver, je perdis la voix tout d'un coup ; je ne pouvais plus prononcer une parole qu'en chuchotant. Pendant trois semaines, je ne vis pas de médecin, espérant, tous les jours, dans l'ignorance oii j'étais de la nature de mon affection, que ma voix reviendrait ; mais ne voyant pas d'amélioration et sentant ma santé et mes fiirces diminuer, je consultai M. Howitt, un des chirurgiens les plus connus et les plus habiles de Lincoln ; il me prescrivit de garder la chambre qui devait être maintenue à une température régulière, et m'ordonna les médicaments qu'exigeait mon état ; il me fit mettre des vésicatoires au cou et sur la poitrine, vésicatoires que l'on maintint jusqu'à ce que la faiblesse qui m'accablait imposât la nécer-sité de les sécher. Vers la fin d'avril, ma santé était en partie revenue, et je pus quitter ma chambre, cependant j'étais encore à peu près aph(me. Peu après, je vins faire visite à une de mes sœurs habitant York ; son médecin, M. Caleb "Williams, praticien dont la clientèle est considérable, s'intéressa vivement à moi, et me donna un traitement à suivre. Peu de temps après mon retour à Lincoln, j'allai consulter M. Joseph Swan, 6, Tavistok Square, à Londres, qui approuva entièrement le traitement que j'avais suivi

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