‹ Neuvaine au Saint-Esprit [microforme]Chapitre 10 sur 23 · QUATRIÈME JOUR · texte numérisé non relu

QUATRIÈME JOUR

LE DON DE FORCE Vice opposé à ce don : la paresse

‘La force est un don du Saint-Esprit qui nous communique le courage d'entreprendre de grandes choses pour Dieu et la confiance de les accomplir malgré tous les obstacles. ”?

Le don de force est opposé à la paresse. — On appelle ici paresse, un engourdissement spirituel qui nous empêche d'accomplir nos devoirs. C'est le chloroforme de Satan. A peine ce virus est répandu dans l’âme, qu'il l’appesantit et lui donne des nausées pour tout ce qui est bien spirituel. Sa fin suprême, l'amitié de Dieu en ce monde, sa gloire dans l’autre, les moyens d’y parvenir, les devoirs, les vertus, les instructions chrétiennes, les

fêtes, les sacrements, la prière, les bonnes œuvres, la religion tout entière lui est à charge et comme à dégoût.

De là naît la pusillanimité, cette espèce d’abattement et de mollesse en face d’une obligation tant soit peu coûteuse ; tel que le jeûne, l’abstinence, la mortification des sens ou de la volonté, la tiédeur, la divagatica de l'esprit, l’instabilité du cœur... enfin la fomentation de tous les vices ; car, en parlant de la paresse et du paresseux, l’Esprit- Saint dit : ‘Le paresseux veut et ne veut pas (1). A cause du froid, le paresseux n’a pas voulu labourer : il mendiera pendant l'été et il ne lui sera rien donné (2). Il a des désirs ou des velléités de désirs ; mais ses désirs le tuent: car ses mains n’ont voulu rien faire(3). Il les cache sous son aisselle, et il ne prend pas même la peine de les porter à sa bou-

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