SIXIÈME JOUR
LE DON D'INTELLIGENCE Vice opposé à ce don: la gourmandise
“ L'intelligerice est un don du Saint-Esprit qui nous fait comprendre et pénétrer les vérités surnaturelles. ” ae
Le don d'intelligence est opposé à la gourmandise, — Or, rien de plus pernicieux que la gourmandise, rien de plus ignominieux ; elle, rend l'esprit obtus et grossier, l’âme charnelle : elle aveugle l’entendement et ne lui permet plus de rien voir. Sur ce point comme sur tous les autres, l'Eglise est donc l'organe infaillible d’une loi fondamentale, lorsque, dans la Préface du Carême, elle rappelle au monde entier ces vérités si peu comprises de nos jours : “ Le jeûne réprime les
vicieux penchants du corps, il élève l'esprit, il donne la vigueur à la vertu et conduit à Ja victoire. ”
Ce vice engendre la folle joie. Devenue par l'excès des aliments victorieuse de l'esprit, la chair manifeste son insolent triomphe, Des rires immodérés, des facéties ridicules, des propos trop souvent ovscènes, des gestes inconvenants ou puérils, des chants, des cris, des danses, des plaisirs bruyants, des fêtes théâtrales en sont l’inévitable expression.
L'£sprit-Saint nous donne, entré beaucoup d’autrés, uné éclatante preuve de cette triste vérité, dans l'exemple mémorable du veau d’or. Moïse reçoit de Dieu, sur le sommet dé la montagne, au milieu d’étonnants prodigés, les tables de la Loi. — Le peuple au pied du Mont s“’ennuie, s’'impatiente, murmure. Aaron, pour l’apäiser, fait ôter les pendants d'oreilles des femmes et des filles, les jette en fonte et en fait un veau d’or.
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Ce peuple ingrat, oubliant Moïse et le Seigneur, adore ce veau; ensuite il s’assied pour manger et pour boire : après quoi il. se lève pour jouer. Moïse descendu de la montagne, entendait la voix de gens qui chantaient, et lorsqu'il se fut approché du camp, 1l vit le veau et les danses (1).