D ET
Sirième jOUt. — 1. Amour dû au Saint-Esprit. — 2. Œuvres opposées aux fruits. —- 3. Péchés contre le Saint-Esprit.
QE
HAN de nos devoirs à : -d du Saint- BA) Esprit, dit Léon Ni: . .stde l'aimer.
Ÿ On doit l'aimer, parce qu'il est Dieu :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton ‘ime et de toutes tes forces. » (Deut., V1, 5.) Il doit aussi être aimé parce qu'il est l'amour substantiel, éternel, le premier amour ; or, rien n'est plus aimable que l’amour. Il doit être aimé d'autant plus qu” ous a comblés des plus grands bienfaits, lesquels témoignent de sa munificence et appellent notre gratitude.
Il faut surtout éviter le péché, qui outrage particulièrement l'Esprit-Saint. ‘Tous tant que nous sommes, en effet, nous devons tout à la bonté divine, laquelle est principalement attribuée au Saint-Esprit: celui qui pèche offense
Peubaine populaire en Phonneut cet Esprit bienfaiteur ; abusant de ses dons et de sa bonté, :l devient chaque jour plus audacieux. Ajoutez à cela que cet Esprit étant VEsprit de vérité, si quelqu'un pèche par faiblesse ou par ignorance, il aura peut-être une exCU$E aux yeux de Dieu ; mais celui qui par malice s'oppose à la vérité ou se détourne d'elle, pèche très gravement contre le Saint-Esprit. Or, ce vice a pris de notre temps des développements tels, w’elle semble arrivée cette époque lamentable prédite par saint Paul, où les hommes, aveuglés par le très juste jugement de Dieu, regarderont ce qui est faux comme la vérité, et croiront, — comme s’il était le maître du vrai, — au prince de ce monde}; qui est menteur et le père du mensonge : € Dieu Jeur enverra des artisans d'erreur afin qu’il: croient au mensonge. ?
(IT Thess. 11, 10.) 4 Dans les temps qui viendront, certains s’éloigneront de Ja foi, s’attachant à l'esprit d'erreur et aux doctrines des démons. » (1 Tim. W, ce | Saint Paul énumère dans son Æfitre aux 23) les œuvres qui nous mettent le Saint-Esprit en détruisant € La fornication, limpureté, és, Îles dissensions, les envies, les empoisonnements; les meurtres, Îles disputes, les colères et les querelles, les sectes et les hérésies, limpudicité, livrognerie et la gourmandise, et la luxure. > Toutes Ces œuvres, opposées aux fruits du Saint-Esprit, l'Apôtre ne les appelle pas des fruits, mais /es œur'res de la chair.
Que Dieu nous garde C'est pourquoi VApôtre
Galates (V, 22, en opposition avec ses fruits. Les voici :
lidolâtrie, les inimitié
de ces œuvres de mort :
a dit: € Ne savez-vous
du Saint-Esprit. 43
pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Or, si quelqu’un viole le temple de Dieu, Dieu le perdra ; le temple de Dieu est saint, en effet, et c’est ce que vous êtes.» (7 Cor., HI, 16, 17.) Menaces terribles, dit Léon XIII, mais parfaitement justes
3. Des menaces plus terribles encore sont lancées contre ceux qui commettent les péchés particulièrement nommés péchés contre le Saint- Esprit. Ces péchés sont appelés les plus funestes de tous, parce qu'ils sont irrémissibles ou ne se pardonnent qu'avec une extrême difficulté, à cause de la pure malice qui les accompagne.
Faut-il énumérer ces péchés et en faire voir les tristes conséquences ?
Qui ne connait les terribles exemples de Cain et de Judas? Qui n’a été saisi de crainte en entendant la sainte Ecriture nous raconter leur fin malheureuse ? Quel était le péché de ces deux infortunés ? Ils désespéraient de leur salut, après avoir perdu confiance en la miséricorde infinie de Dieu !
Qui n’a blâmé la prétention du pharisien orgueilleux qui méprisait l’humble publicain ? I] nourrissait la présomption d’être sauvé sans mérite, sans la pratique des bonnes œuvres.
Qui n’a point condamné les Juifs? [ls ne voulurent point reconnaître la divinité de Jésus- Christ, quoiqu’ils fussent témoins de ses mira .1es et qu'ils r nnussent la pureté de ses mœurs et la sainteté de sa doctrine. Ils blasphémaient ainsi contre le Saint-Esprit, ils attaquaient directement l'Esprit de vérité. N’ont-ils =as leurs imitateurs de nos jours? «Hélas!» dit Léon XITT,
mettant pigheimans sonne
mme snnrer
4a Peuvaine poyulaire en l’honneut
€ beaucoup rejettent avec obstination les vérités de la foi et de la morale chrétienne pour croire 3 leur mode et vivre avec plus de licence. » C'est là proprement le péché foudroyé par le Sauveur ; péché déclaré irrémissible, non qu'il le soit absolument, mais qu'il est rare d'en obtenir pardon, parce qu'on rejette les moyens que le Saint- Esprit nous donne pour noûs en détacher.
Que dire de l'envie des biens spirituels d’autrui ? C'était le péché de Caïn à l'égard d’Abel, d'Esaü à l'égard de Jacob, des fils de Jacob à l'égard de Joseph, de Gaül à l'égard de David. Que dire de l’obstination dans le péché? Le pécheur qui s’obstine refuse de se rendre aux inspirations et aux grâces du Saint-Esprit. Autre Pharaon, il s'endurcit et refuse opiniâtrément d’obéir à Dieu.
Enfin, ceux qui sont le plus à plaindre, sont ces pécheurs qui veulent mourir sans pénitence. Ils vivent dans limpénitence, et il leur arrive de mourir dans l’impénitence finale, qui est la mort dans le péché. Ce péché est irrémissible et met
le sceau à la réprobation.
PRATIQUE. — Le proverbe dit: 4 Dis-moi qui tu hantes, je te dirai gui tu es.» N'ayons point d'autres amis que les amis du bon Dieu, et nous aimerons le Seigneur, et nous fuirons le péché. Evitons les occasions prochaines et volontaires du péché, telles que les mauvaises compagnies, les divertissements dangereux, les mauvaises lectures, Îles fréquentations de certaines personnes, de certaines maisons.
Parents, surveillez bien vos enfants ! Pour eux, pas de veillées dangereuses, pas de danses défendues, pas de promenades isolées et nocturnes. Celui qui aime le danver y périra. (Æceli., 1.)