‹ Neuvaine populaire en l'honneur du Saint-Esprit [microforme]Chapitre 6 sur 30 · Ces dons nous aident à l'acquisition des · texte numérisé non relu

Ces dons nous aident à l'acquisition des

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du Saint-Esprit. 21

vertus. La crainte nous imprime un profond respect de la divine majesté ; la force nous anime à tout entreprendre pour le service de ‘otre- Seiyneur ; la piété nous fan regarder Dieu dans les hommes qui en sont les images.

Que de moyens le Saint-Esprit emploie pour nous sanctifier ! 11 désire ardemment notre sainteté. D'où vient donc ce. état imparfait, dans lequel tant d’âmes languissent ? Si elles faisaient le moindre effort pour s'élever de la terre, prévenues, secondées. poussées par l'Esprit sanctificateur, elles voleraient à tout ce qui est de leur perfection ; et soutenues par son souffle toutpuissant, elles seraient portées comme une nuée légère, dans tous ies endroits où les appellerait sa gloire.

PRATIQUE. — Soyons persuadés que c'est du bon ou du mauvais usage que nous faisons des dons du Saint-Esprit, que dépendent nos victoires ou nos défaites. Si nous savions les manier et nous en servir à propos, nous n'aurions rien à craindre, ni des ténèbres de notre esprit, ni de l'endurcissement de nos cœurs, ni du dérèglement de nos convoitises, ni des frayeurs qui nous abattent, ni de la vaine confiance qui nous éléve. Tous ces obstacles à la sainteté seraient en nous la matière continuelle de nos triomphes.

EXEMPLES. — Le don de crainte de Dieu a pour effet dans les saints de leur faire opérer leur salut en craignant et en tremblant. Saint Isidore, malgré toutes les grâces qu'il recevait, était triste, et quand on lui en demandait la raison, il répondait : € Celui qui attend un bel héritage et craint de le perdre, ne peut être tranquille ; quiconque a un procès d'où dépend ou une bril- Jante fortune ou une affreuse pauvreté, ne peut &, e à l'aise, jusqu'à ce que la sentence ait été prononcée. » ! don de crainte habitait en lui ; voilà pourquoi à ch4

22 peuvaine En l'honneur du St-esprit.

pas qu'il faisait, il tremblait d'offenser Dieu et de perdre par là son amitié.

Le 2 octobre 1922, neuf chrétiens furent martyrisés à Nangasaki, vil du fapon. Parmieux $€ trouvait un jeune enfant qu'on tortura pendant sept jours, pour Île forcer à faire connaitre l'endroit où les missionnaires Se tenaient cachés. Mais il ne répondait qu'en répétant les saints no :s de Jésus et de Marie. Les bourreaux, transportés de fureur, lui ouvrirent le dos entre Îles épaules, et y versérent du plomb fondu. L'héroiïque enfant souffrit ce supplice en redisant toujours : 4 Jésus, Marie! je souhaite aller au ciel pour ÿ voir mon Dieu. » Enfin les juges, désespérant de le vaincre, le firent brüler vif ave sa famiile. Voilà les grands effets du don de force !

— Saint François de Sales vénérait Ja sainte Ecriture et la parole de Dieu prèchée par n'importe qui. I regardait comme prédestinés ceux qui aimaient à entendre les sermons pour devenir meilleurs. 1] reprenait quiconque; en parlant où en écrivant, mélait au discours les saints noms de Dieu où de Jesus, comme des motsindifférents. & Hi ne faut jamais. disait-il, parler de Dieu ou des choses qui regardent la religion, qu'avec un grand respect, une sincère estime et affection. }

Saint Alphonse. animé du même Esprit de piété, honorait d'une manière toute spéciale les prètres, les religieux;, les prélats, tout ce qui jui rappelait l'Église où la religion véritabl

PRIÈRE DE LA NEUVAINF, page I

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troisième *“Jout. — Les Huit Béatitudes.

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AR le secours des sept dons, » dit } Léon XIII, «l'âme est invitée et cCn- | duite à désirer et à conquérir les béatitudes évangéliques qui, de même que les fleurs qui éclos nt au printemps, sont les marques et les messagères de l’éternelle félicité. »

ésus-Christ, de la montagne où il était assis, ouvrit un long discours qu'il fit au peuple en iui déclarant qui sont ceux qu'iltient pour heureux, et qui le sont en efiet.

Heureux, dit le Seigneur, ceux qui s°n fau res despril, parce que le royaume des cieux est à eux. Les pauvres d'esprit sont CEUX qui, s'ils possèdent des richesses, n'y sont pas attachés, et en font un usage raisonnable ; ou, s'ils n'en

possèdent point, n'en désirent pas, et se COntentent du nécessaire pour leur subsistance.

Heureux ceux qui sont doux, parce qu'ils fosséderont la terre. La douceur, dont parle ici Jésus-Christ, est une vertu surnaturelle, fondée

24 Jeuvaine En Phonneut du At-&sprit.

sur les mutifs de l'amour de Dieu et du prochain, et acquise avec le secours de la grâce par des efforts continuels sur soi-même.

Heureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés. Par ceux qui pleurent, il faut entendre, et les chrétiens qui ayant eu le malheur d’offen-

ser Dieu, reviennent sincèrement à lui et con-

sacrent le reste de leurs Jours à la pénitence, et les âmes pures et :nnocentes qui gémissent SUT Jeur misère et s’affigent de voir Dieu si mal servi, si offensé par CEUX qui devraient l'aimer. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qiéis seront rassasiés. Var la justice Jésus entend. la sainteté et l'assemblage des vertus dont elle résulte. Plus Île chrétien sera dévoré de cette faim et de cette soif, plus il sera un jour rassasié.

jeureux ceux qui sont miséricordieux, Parce guon leur fera miséricorde. Dieu fera miséricorde À ceux qui ont fait miséricorde au prochain, qui auront eu pour luiun cœur charitable et compatissant, qui lauront assisté, au moins par leurs désirs et par leurs prières, dans ses nécessités corporelles et spirituelles.

Heureux ceux qui on! Le cœur pur, Parce qu'ils serront Dieu. Pour voir Dieu, il faut être d’une pureté ‘nfinie, de laquelle ilestimpossible, même aux plus grands saints, de se former une idée. [1 faut avoir le cœur pur de toute affection étrangère à son amour: € Mon enfant, donnez-moi, non une partie, mais tout votre cœur », nous dit le divin Sauveur.

Heureux les pacifiques; parce qu'ils seront appelés enfants de Dieu. L'enfant de Dieu a droit à l'héritage paternel : les biens de Dieu

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