‹ Neuvaine séraphique à St-Antoine de Padoue [microforme]Chapitre 12 sur 24 · CINQUIÈME JOUR · texte numérisé non relu

CINQUIÈME JOUR

Saint Antoine de Padoue demanda à Dieu l'esprit de sagesse, et cet esprit vint sur ui, 1 lui conféra la sagesse des prophètes, qui consiste à prévoir l'avenir, et à l'annoncer aux autres. Saint Antoine l'eut vraiment cette sagesse lorsqu'il prévit que Padoue serait par lui gloriliée : ; lorsque, au chanoïne qui lui disait, quand il baidonik ut son Ordre : *‘ Allez, vous serez peut-être un saint !7 il répondit: ‘Quand vous apprendrez ma canonisation, je vous le dis, vous glorilicrez le Seigneur. ” Saint Antoine est, en vérité, comme ur oiseau, qui chante au lever du soleil.

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Comme l'oiseau il avait l'intelligence des temps et des circonstances ; comme l'oiseau, par ses chants, il a réconforté ceux qui étaient malades spirituellement, il a rempli de terreur les méchants et les impies, et il a inspiré le courage à ceux qui étaient abattus.

Fruit, — La confiance en Dieu.

EXEMPLE. —Après un réglement de comptes entre un vieux notaire et un homme d'atfaires, il resta Lien constaté que le vieux notaire devait donner six cents francs à celui-ci; mais s’exécuter pour les donner, voilà le diflicile.

Cette somme fut réclamée pendant vingt ans, et plus de quarante lettres furent écrites ; toujours le vieux notaire répondait par des fins de non-recevoir, disant que les choses n'avaient pas été suffisamment tirées au chur.

Sur ces entrefaites, une de ses pieuses nièces vint visiter l'homme d'affaires : elle Int parle des miracles de saint Antoine de Padoue, ‘Ah! S'il pouvait seulement me faire donner les six cents francs que je réclame depuis vingt ans, alors je croirais aux miracles !-—Certainement il vous les fera trouver, dit la niéce, mais pour cela il faut faire en son honneur une fervante neuvaine.” Il écrit de nouveau au vieux notaire pour renouveler sa demande, O miracle ! le lendemain le vieux notaire venait apporter luiméme les Six cents francs demandés,

Nous tenons ce récit de l’homme d'affaires luiniéme, qui est venu au couvent faire dire une messe d'action de grâces.

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