‹ Neuvaine séraphique à St-Antoine de Padoue [microforme]Chapitre 15 sur 24 · HUITIÈME JOUR · texte numérisé non relu

HUITIÈME JOUR

Saint François de Padoue eut en partage la sagesse des Confesseurs, où mieux celle des stints Doctenrs, qui est la sagesse de ceux qui enseignent aux autres. N'est-il pas sage, en ellet, le docteur qui enseigne toute sa vie et à toute la terre ? Tel Nous appart ait saint Antoine. I s'est d'abord appr is à lui-meme à prier, à Jeûner, à soumettre la chair à l'esprit, Ensuite il a enseigner à son prochain en allant précher de tous côtes, il lui a enseigné à gagner des mérites ici-bas et la couronne là haut. Aussi peut-on lui appliquer ces paroles de l'Eeclésiastique : La science du sage abondera comme une inondation, et le conseil coulera de ses levres conime l’eau d'une fontaine de vie. Hélas ! qui donc aujourd'hui cherche à instruire son prochain, ne va-t-on pas plutôt à la vanité, que l'on aime, que l'on sert, à qui l'on consacre sa vie,

Fruit.-—Le zèle du salut des ‘mes.

ExEMPLE.—Un jeune enfant du collège Richelieu, de Lucon, Henri C...., avait perdu, dans une promenade, sa médaille de première communi on, souvenir précieux qui lui tenait doublement à cœur parce qu il lui venait d'une personne aimée, et parce qu ‘il avait promis à la Sainte Vierge de ne jamais s’en séparer. ‘* Invoquons saint Antoine !”” lui dit sa bonne grand’ mére, touchée elle aussi des larmes de l'enfant. un Qui est-ce donc, saint Antoine ? demanda celui-ci. —Un bon Saint bien gracieux, vêtu em franciscain, qui porte l'enfant Jésus dans ses bras.” Et disant

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cela, la grand’mère tirait une image de son livre de prières et montrait saint Antoine à l'enfant, qui l’invoqua avec ferveur. ‘* Grand’mère, s’écria-t-il le matin, en s’éveillant, j'ai vu le bon saint Antoine, et je sais ou est la médaille, il me l’a montrée ! ” Tout en demeurant incrédule, la pieuse femme confia l'enfant à une bonne, et on prit le chemin de la forêt. La bonne cherchait sur la route. ‘ Non, non, ce n’est pas encore là, ” disait l'enfant, qui alla résolument sous l'arbre que saint Antoine lui avait montré en songe. La médaille était là, toute brillante, au milieu des gouttes de rosée, n’ayant pas même touché le sol, soutenue par les brins d'herbes et les fleurs.

(D'après la Semaine KReliyieuse de Luçon).

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