‹ Nevers et MoulinsChapitre 15 sur 34 · I. Cf. Bulletin monumental, 1855, p · texte numérisé non relu

I. Cf. Bulletin monumental, 1855, p

pittoresque qu'il présentait, vers 1840, avec son curieux perron couvert de tuiles, par où l'on montait à la salle du baillage, qui était située au-dessus des halles.

Au moyen âge, Nevers ne possédait pas moins de six hôpitaux ou maladreries : les très anciennes léproseries de Saint- Antoine et de Saint-I^azare, en dehors de la ville, l'une dans le faubourg de Lyon, l'autre, au faubourg de Mouësse, no 30, et dont il subsiste quelques vestiges intéressants ; l' Hôtel- Dieu ou Hôpital Saint-Didier, dont on trouve mention dès le xi^ siècle (il était situé sur l'emplacement du marché Carnot) ; les Hôpitaux Saint-Eloi et Sainte- Vallière, dont l'existence est attestée à partir du xiii*^ siècle; l'Hôpital-Neuf établi, vers la fin du xiv^ siècle, rue des Merciers. Il ne reste plus aucune trace des quatre derniers. Pourtant, on peut, semble-t-il, rattacher aux dépendances de l'Hôpital Saint- Didier la crypte ou salle basse à voûte d'arêtes sur grosses colonnes rondes qu'on remarque au n^ 21 de la rue du Quatorze- Juillet.

lycs maisons particulières antérieures au xv^ siècle ont toutes disparu. Mais en se promenant dans les vieilles rues du xv^ siècle, on rencontre encore, çà et là, quelques beaux restes des demeures bourgeoises de cette époque. Il faut citer, en premier lieu, dans la rue Creuse, l'Hôtel deMaumigny, dont la jolie tourelle d'escalier pointe coquettement au-dessus des toits et, au n» 2, l'ancien Hôtel Andras de Marcy, qui montre huit grandes fenêtres à croisillons et baguettes prismatiques ; dans la cour du no 17 de la rue Saint-Etienne, un haut pignon de pierre ajouré de larges baies à colonnettes prismatiques de la fin du xv*^ siècle ; dans la rue Mirangron les fenêtres d'une très importante demeure aujourd'hui complètement dénaturée; dans la rue Fonmorigny une maison en pans de bois et torchis; dans la rue de la Préfecture, au n" 46, une humble masure portant gravée dans la pierre cette belle devise en

caractères gothiques : 3faict3 ce que tu voul&rois avoiu faict quant» tu

lUOUrraS ; dans la rue des Ardilliers, au n° 14, les caves voûtéçs d'ogives de l'ancien hôtel du chancelier de la reine Isabeau de Bavière, Jean I^eclerc, mort en 1438 (cet hôtel, incendié en 1458 et reconstruit à la fin du xv^ siècle, fut remanié vers 1780 par le marquis de la Ferté et entièrement démoli vers 1895) ; dans la rue du Fer, au n° 14, la maison Arriat (peut-être une dépendance de la première église Saint- Pierre), qui possède une assez belle cage d'escalier ; dans l'ancienne rue des Juifs (actuellement rue du marché Saint- Arigle) une tourelle d'escalier carrée (au n° 3 bis, on montrait encore, il y a quelque trente ans, une façade du xv° siècle, ajourée de baies trilobées, qui était, disait-on, celle de l'ancienne synagogue) ; dans la rue Saint-Martin, au n" 3, deux fenêtres de pierre d'un travail remarquable, ornées d'une grasse

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