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De Graefe avait observé trois cas de laffection publiés l’un en 1856, les deux autres en 1865. Cette même année, en l’absence de tout examen anatomopathologique, se basant seulement sur les symptômes observés, de Graefe, avec une perspicacité clinique admirable, attribue l'affection à une inflammation de la partie intra-orbitaire du nerf optique, c’est une névrite optique rétro-bulbaire déterminant une atrophie incomplète du nerf optique.
En 1871, Leber complète et achève l’œuvre de de Graefe : il décrit la maladie comme une entité elinique et la différencie des autres formes de névrite.
Après le travail de Leber sont publiées les observations de Hutchison (1871), Baguenet et Galezowski (1872), Alexander (1873).
En 1873, Prouff présente une thèse sur une forme datrophie papillaire observée à la clinique de de Weeker chez plusieurs membres d’une même famille.
Cette même année, Schmidt-Rimpler constate la névrite rétro-bulbaire héréditaire chez des malades dont les parents étaient atteints de rétinite pigmentaire.
En 1877, Leber fait une description elinique de l’affection basée sur l’ensemble des observations publiées jusqu'alors. Le tableau clinique de Leber, établi avec une précision remarquable malgré le petit nombre d’observations (55 cas dans 16 familles), est resté classique.
Depuis l’étude de Leber, nombre de travaux et dobservations ont été publiés, lesquels sont venus apporter leur contribution à la connaissance plus exacte, plus
complète de Paffection, ou mettre en relief certaines particularités étiologiques et cliniques.
Puphal (1876), Fuchs et Galezowski (1879), Higgens (1881), établissent seulement par leurs observations la fréquence de l’affection.
En 1883, Norris publie l’observation de sept frères et sœurs, atteints de 8 à 21 ans, dont les parents ont les yeux sains et dont les grands parents étaient probablement atteints de la même maladie : il établit ainsi que l’hérédité n’est pas toujours directe et peut épargner une génération.
Cette même année, Keersmaecker publie une observation démontrant et l'influence de l’alcoolisme et l’immunité des filles contre l'affection : le père est alcoolique, les quatre fils sont atteints de névrite rétrobulbaire, les filles sont indemnes, le fils d’une fille présente les mêmes symptômes.
En 1885, Storry établit la prédisposition névropathique dans une famille : quatre frères, une sœur sont atteints de névrite optique, trois autres sont atteints de folie, d’épilepsie.
Les observations de Habersohn, Rampoldi, Jakobson (18587), Browne (1888), Nicolai (1890), Taylor (1892) viennent confirmer la fréquence de l’affection.
En 1892, au Congrès français d’ophtalmologie, Despagnet apporte la relation de six cas : cinq chez quatre frères et une sœur atteints de 28 à 32 ans, nés d’un père alcoolique et déjà âgé lors de la procréation, un chez le fils de la sœur.
Au même Congrès, Coppez relate l’observation de
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malades atteints de névrite optique héréditaire, lesquels donnent naissance à des enfants atteints de rétinite pigmentaire congénitale. (En 1872, Schmidt- Rimpler avait constaté la transformation inverse de la dégénérescence.)
En 1892, observation de Somya.
En 1894, observation de Kœnig.
En 1895, Westhoff publie l’intéressante observation d’une famille où la transmission directe de l’hérédité névropathique oculaire est mise en lumière : dans une famille de trente-cinq membres, neuf sont atteints dans trois générations successives.
En 1856, à la Société ophtalmologique du Royaume- Uni, divers cas de névrite optique rétro-bulbaire héréditaire sont signalés par Ogilvie, Batten et Snell.
Dans l’observation de Batten, la mère, le fils et deux sœurs avaient été atteints au même âge, à 12 ans. Le père et la sœur de la mère présentaient la même affection.
En 1896,. observation de Velhagen : trois frères atteints dont les parents ont les yeux sains.
En 1897, observation de Higier.
En 1899, observation de Strzeminski : la mère et deux fils sont atteints de névrite rétro-bulbaire ; les commémoratifs établissent la même affection chez la grand/mère, les sœurs sont indemnes, trois autres frères ont la vue mauvaise, l’un est épileptique, l’autre aliéné.
En 1899, thèse de Buisson : quatre cas y sont relatés, deux chez deux frères, deux chez un frère et une sœur’.
NÉVRITE OPTIQUE RÉTRO-BULBAIRE HÉRÉDITAIRE
NYMPTOMES. MARCHE. — L’affection atteint les deux yeux à la fois ou successivement après un intervalle dont la durée peut dépasser six mois.
Rarement précédée d’une période prodromique caractérisée par l'apparition de phosphènes et de la photophobie, l'affection éclate le plus souvent subitement dans un œil sain jusqu'alors.
Parfois le début s'accompagne de douleurs frontales vives, de crampes (Th. de Prouff) et la fréquence de cette céphalalgie fait attribuer l’affection à une inflammation méningée (Despagnet).
Parfois aussi, mais rarement, on a observé de la photophobie, des chromopsies, des douleurs de tête et des veux, surtout dans les mouvements oculaires.
Le plus souvent un symptôme domine la scène, lequel caractérise cette période du début : c’est Pabaissement subit, rapide de la vision. Un brouillard apparaît recouvrant les objets fixés, le nuage devient vite assez épais pour rendre impossible la lecture, puis il se loca-