‹ Névrites Optiques et Processus Méningés chez les NéoplasiquesChapitre 11 sur 32 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

F... R.-A. quarante-six ans, blanchisseuse.

Antécédents héréditaires. — Père mort d'accident à

Pia Mater der Gehirn und Hochenmant Mornalsoheif J- Psychiatrie und Neurologie, 1899, t. VI, p. 532). 1. Zonne (Hambourg), Arch. f. Psychiatrie, t. XXXIIL, f. 2,1900. 2, Cestan, Neurofibrosarcomatose (Rev. neur., 1903, p. 745). 3. Gallavardin et Varay, Etude sur le Cancer secondaire du cerveau, du cervelet et de la moelle (Rev. méd., 1903, p. 441 etb6r).

| soixante-six. ans (fracture du: rachis): 4 mère one à quarante ï

| quatre ans de lésions pulmonaires (fluxion de poitrine), un.

frère bien portant, deux sœurs mortes d'infection puerpé- :

rale. g VE M

Antécédents personnels. — Née à terme, nourrie au sein,

première enfance normale : à sept ans aurait eu une affec-

tion oculaire dont elle ne peut préciser la nature. LR Le Adolescence. chétive : soignée pour chloro-anémie (aurait pris pilules d’arséniate de strychnine et digitale). Formation pénible: dysménorrhée (règles peu abondantes et douloureuses). | Mariée à vingtet un ans : fausse couche suivie d'infection et de prolapsus utérin qui la tiennent dix-neuf mois alitée. - Mari mort de la phtisie galopante. | Remariée à vingt-cinq ans : pas d'enfants; mari mort d'hémorragie cérébrale (?) te A vingt-huit ans, commença à souffrir de douleurs articulaires, de céphalée et de rachialgies ; eut à cette époque une première crise au sujet de laquelle fut porté le diagnostic de rhumatisme articulaire aigu franc.

- Cette crise fut suivie de violentes céphalées qui durèrent quatorze mois, s’accompagnèrent de douleurs disséminées au niveau de l'épigastre et dans les membres. Depuis cette première crise, souffrit presque quotidiennement de céphalées et de rachialgies : ces crises douloureuses s’accompagnaient de sensations de brusque déchirement, de «cassure » au niveau du rachis. : ne

Tous les deux ou trois ans eut à supporter de nouvelles crises identiques à la première.

À trente- Rue ans, eut l’occasion d'observer que ces

Ségaux 2

douleurs rachialgiques étaient permanentes : en essayant de porter sa petite nièce dans ses bras, remarqua qu’elle éprouvait des douleurs dans le rachis, si intenses, qu'elle était constamment obligée de poser l'enfant à terre. |

À quarante-deux ans, fut opérée d’une tameur au sein gauche (nov. 1903), et un an après (mars 1905) au sein droit, par M. Savariaud à Lariboisière.

A la suite de la première opération survint un œdème du membre supérieur gauche qui persista, et, d'après la malade aurait considérablement augmenté depuis un an.

Ces opérations n'abolirent pas de fortes douleurs intercostales droite et gauche, principalement au niveau des seins, et irradiées au membre supérieur gauche ; ces douleurs persistent actuellement.

Après ces deux opérations aurait eu sept à huit crises contre lesquelles fut prescrit du salicylate de soude.

La malade insiste sur l'intensité des crises douloureuses, marquée par la violence des céphalées et par une chute des cheveux consécutive.

En 1906 eut une éruption de plaques noirâtres apparues spontanément et disséminées sur tout le corps : ces taches se fonçaient de plus en plus, devenaient lie de vin et disparaissaient (purpura).

Décembre 1908. — A la suite d’un court passage à Lariboisière, où elle avait été reçue pour vomissements, est admise à Brévannes..

La malade nie avoir eu la syphilis ; dans les antécédents

on n'en trouve pas d'accidents.

Notes de la consultation de Brévannes

(Service de M. le Dr René Marie.)

3 avril 1909. — La malade vient consulter pour avoir des verres et déclare étre soignée pour diabète et tabes.

On constate :

Inégalité pupillaire notable,

Œiül droit en grosse mydriase.

Οl gauche normal.

Réflexes iriens lumineux normaux : œil droit, œil gauche,

Albugo central de la cornée. œil droit.

Fond d'œil paraît normal: œil droit, œil gauche.

Réflexes rotuliens abolis.

On propose, pour éclaircir le diagnostic, une ponction lombaire.

17 avril 1909. -- Conjonctivite O. G. avec sécrétion.

3 août 1909. — La malade se plaint de baisse rapide de la vision, raconte qu'elle s’est alitée du 18 mai au 2 août 1909, et qu’elle a souffert de céphalées et vomissements qui ont duré quinze jours avant qu’on pût les arrêter; a été soignée pour rhumatisme (au dire de la malade) et a pris salicylate de Na et morphine.

Cette phase aiguë aurait été précédée d’une période douloureuse de deux mois et demi.

Au point de vue oculaire, la malade se plaint de cécité

brusque survenue le 18 mai ; elle serait restée quarante jours sans même distinguer la lumière; retour progressif de la

vision,surtout accentué depuis six jours.

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