HISTORIQUE
Les cas publiés, soit de néoplasies primitives des centres nerveux et de leurs enveloppes,soit de métastases intra-crâniennes évoluant comme complications des néoplasmes viscéraux, sont relativement rares ; et, tout à fait exceptionnels sont ceux où la ponction lombaire a pu faire affirmer le diagnostic.
L'observation principale de ce travail est remar-
quable par l'existence, au complet, des grands symptômes qui permettent d’affirmer le diagnostic clinique et d’élucider un mode de pathogénie ; elle montre l’évolution d’une névrite optique survenue au cours d’un processus inflammatoire méningé, chez une cancéreuse.
Les recherches bibliographiques que nous avons entreprises à cette occasion, nous ont prouvé l’intérêt de ce sujet. Même, si l’on excepte les localisations
KEENEX
oculaires, on est frappé du peu de fréquence des cancers secondaires des centres nerveux.
En 1898, Grenier (1), dans sa thèse, n'en réunissait qu'une vingtaine de cas. |
Bucholtz (2), dans un travail plus récent, en cite 41 cas.
En 1903 Gallavardin et Varay (3)rapportent 4 faits denoyaux cancéreux secondaires du cerveau, du cer-
velet et de la moelle développés à la suite de néoplasmes viscéraux divers. Il s’agit d’épithélioma.
En 1902 Philippe, Cestan et Oberthur au Congrès de Grenoble, étudiant les sarcomes et les sarcomatoses du système nerveux, apportent 15 observations vérifiées à la nécropsie. L'intérêt de leur travail réside dans la classification en :
Tumeur solitaire ;
Tumeurs multiples, ou sarcomateuses, parmi lesquelles ils individualisent la neurofibro-sarcomatose et la méningite sarcomateuse.
Les néoplasies primitives des centres nerveux sont considérées comme excessivement rares par presque
tous les auteurs (Stars, White, Klebs Oppenheim).
Bucholtz met leur existence en doute.
D’après les statistiques, il est très difficile de fixer la fréquence des tumeurs secondaires et surtout leur proportion par rapport aux tumeurs primitives.