Philippe, Gestan, Oberthur, Loc. cit
2. Zonne (Hambourg), Archiv. Psychiätrie, t. XX XIIL, fasc. 2,
3. Westphall, Ueber multiple sarkomatose des Gehirns und der Rückenmarckhœute (Archiv. f. Psychiatrie u. Nervenh. Bd XX VII, Hft., 770, 3).
nn
Dans un cas de Nonne (1) le sarcome polymorphe s’étendait à la deuxième racine cervicale et à la dixième dorsale. L’affection évolua comme une tumeur médul'aire avec névrite optique et phénomènes bulbaires.
Dans le cas de Lereboullet (2) l’origine de la lésion fut un bourgeon sarcomateux de l'oreille né vraisembiablement au niveau de la partie terminale du nerf acoustique gauche et propagé, d’une part, à la base de l'encéphale où il envahit les nerfs du voisisinage, d'autre part à toute la longueur de la moelle, laquelle la pie-mère sarcomateuse formait un manchon complet. |
Dufour (3), à la Societé de Neurologie (1904) émet l'opinion de la possibilité d’un diagnostic de méningite sarcomateuse par l'examen du liquide céphalorachidien. Pendant l'existence, la ponction lombaire lui révéla la présence de grands éléments cellulaires disséminés au milieu de lymphocytes abondants. A la nécropsie, il constate, disséminé sur toute la surface méningée, du sarcome en plus ou moins grande quantité avec, par places, des nodules
secondaires microscopiques.
r. Schrœder, Ein Fall von diffuser Sarkomatose der gisanter Pia mater des Gehirns und Rückenmark(Monatschrift Psychiatrie and Neur., 1899, t. VI, p. 352).
2. Lereboullet, Sarcome généralisé de la pie-mère bulbo-protubérantielle et spinale ayant simulé la méningite tuberculeuse (Soc. de Pédiâtrie, 10 décembre 1901).
3. Dufour, Méningite sarcomateuse diffuse avec envahissement de la moelle et des racines. Crytologie positive et spéciale du liquide céphalo-rachidien (Soc. de Neur, janvier 1904).
Loeper et Crouzon (1) en 1906 relatent un nou-
veau cas de sarcomatose du liquide céphalo-rachidien avec présence d'éléments cellulaires particuliers.
Puis viennent les observations de Stursberg (2) de sarcomaiose diffuse de la pie-mère cérébro-spinale due à des métastases d’une lympho-sarcomatose intestinale de Facchini (3). (Sarcome primitif de l’épi-
ploon avec néoplasiques métastasiques diffuses des méninges et présence dans le liquide céphalorachidien de grosses cellules néoplasiques, ayant leurs noyaux en mitose) de Batten (4), tumeurs diffuses sarcomateuses, englobant les méninges dans la région des lobes sphénoïdaux au niveau du cervelet et sur la plus grande partie de la hauteur de la moelle. L’affection évolua comme une méningite chronique : la ponction lombaire révéla des éléments néoplasiques.
Sicard et Gy communiquent à la Société de Neuro logie (séance du 5 nov. 1908) une étude très détaillée
1. Loeper et Crouzon, Sarcomatose cérébrale et sarcomatose du liquide céphalo-rachidien (Clin. méd., Hôtel-Dieu. Conférences, mercredi. Masson, 1906). .
2. Stursberg, 1n Deustch Zeüschr. f. Nervenh., t. XXXII, p. 68-82, 1907.
3. Facchini, Un cas de sarcomatose diffuse métastatique de la Pie-mère cérébrale et spinale avec résultats caractéristiques fournis par le cyto-diagnostic du liquide céphalo-rachidien (Soc. med. chir. di Bologna, juillet 1908. /1 policlino, 2 août 1908).
4. Frederichs Batten, Sarcomatose diffuse du cerveau et de la
moelle (Of the Royal Society of medecine, vol.. !, n° ;, nOV. 1908, Neurological, p. 12-91).
qu'ils intitulent : « Méningite sarcomateuse à pré-
dominance bulbo-protubérantielle ; cyto-diagnostic
rachidien néoplasique (r)». Le point de départ était
une tumeur sarcomateuse adhérente de la dure-mère temporale gauche. On trouva des lésions méningées avoisinantes, et au niveau du carrefour antérieur bulbo-protubérantiel, une teinte opaline desespaces arachnoïdo-pie-mériens qui étaient épaissis, infiltrés de légers exsudats, mais ne présentaient ni granulations ni semis néoplasiques : l’examen histologique montra
que les méninges molles de la région bulbaire étaient
le siège d’une infiltration cellulaire intense : les mailles de la cavité sous-arachnoïdienne étaient bourrées de ceilules embryonnaires, avec enchevêtrement de grosses cellules sarcomateuses, analogues à
celles qui existaient dans les diverses ponctions lom- : baires faites pendant la vie.
En même temps que se poursuivait l'étude de la
méningite sarcomateuse, d’autres cas étaient publiés
de lésions méningées épithéliomateuses primitives ou métastatiques.
En 1905, Léri et Catala (2) observent dans le service de M. le professeur P. Marie, un cas d’épithélioma de la moelle, d’origine épendymaire, examiné histologiquement par Cornil et Letulle. Le liquide céphalo-rachidien contenait de gros éléments cellu-
i. Revue de Neurologie, p. 1245., 2. Léri et Catala. Épithélioma de la moelle, diagnostic cytolos
gique (Rev. Neu., 1905, p. 17-18).
Lo OR laires qu’ils considèrent, après vérification nécropsique, être des cellules épithéliales.
En même temps que se poursuivait l'étude de la méningite sarcomateuse, d'autres cas étaient publiés de lésions méningées épithéliomateuses primitives ou métastatiques.
Widal et Abrami (1), à la Société médicale des Hôpitaux, relatent le cas d’une femme de quarantesept ans, admise pour une hémiplégie survenue brusquement, sans ictus ni prodromes. Aucun phénomène cérébral concomitant ne renseignait sur la nature de cette lésion : la malade ne présentait ni céphalée, ni vertiges, ni vomissements. Pas de troubles oculaires: réflexes normaux ; Kernig négatif.
Seule, la ponction lombaire montre l’existence d’un culot de centrifugation formé presque uniquement par des cellules & présentant tous les caractères des cellules cancéreuses ». Les auteurs s'appuyant sur le cyto-diagnostic concluent à un cancer cérébral, survenant comme métastase d’un cancer gastrique en évolution : la vérification anatomique montra qu'il s'agissait d’une infiltration cancéreuse de la capsule interne, ayant gagné le ventricule au travers de la couche optique et déterminé une sorte d’inoculation ventriculaire par les cellules néopla-
siques.
1. Widal et Abrami, Cyto-diagnostic du cancer des centres ner veux. Présence de cellules néoplasiques dans le liquide céphalorachidien. Endocardite vég'étante cancéreuse (Soc. méd. des Hop., 28 février 1908, p. 335).
L'existence de la méningite néoplasique, qu’elle soit primitive ou secondaire, de nature sarcomateuse ou épithéliomateuse, localisée ou diffuse, nous paraît solidement établie par les divers cas que nous venons de relater. Au point de vue clinique, la plupart de ces observations se ressemblent : l'évolution se fait soit suivant le mode des tumeurs cérébrales (cas de Widal et Abrami: malade hémiplégique), soit suivant le type d'irritation méningée (cas de Lereboullet : la méningite sarcomateuse simula la méningite tuberculeuse). Elle peut s'accompagner de lésions portant sur les nerfs périphériques, nerfs craniens, parmi lesquels les nerfs moteurs de l’œil et les nerfs optiques et nerfs rachidiens, pouvant alors faire croire à une polynévrite généralisée : à la lecture des observations, nous avons été frappé de la fréquence de l'abolition des réflexes tendineux. Ce symptôme nous paraît répondre à des lésions histologiques bien spéciales sur l’étude desquelles nous reviendrons.
Les complications oculaires au cours des, néoplasies des centres nerveux semblent être la règle : elles ont été notées dans la plupart des observations.
Dufour (1), dans lecas qu'il rapporte à la Société de Neurologie, note une lésion de la cornée de l’œil droit qu'il rattache à un trouble trophique : il existait en effet à l'émergence du trijumeau droit une efflorescence sarcomateuse,