‹ Nevrologie et esthesiologie (volume 2)Chapitre 201 sur 241 · CANAUX DEMI-CIRCULAIRES · texte numérisé non relu

CANAUX DEMI-CIRCULAIRES

La paroi antérieure est percée inférieurement par l'ouverture de la rampe externe cu vestibulaire du limacon.

La paroi postérieure se fait remarquer par la présence de quatre orifices, dont trois conduisent dans les canaux demi-circulaires ; ce sont : 4° l'ouverture commune des deux canaux verticaux ; 2° l’ouverture ampullaire du canal vertical postérieur ; 3° l'ouverture postérieure du canal horizontal. La quatrième ouverture, placée dans un sillon qui se continue avec orifice commun des deux canaux verticaux, appartient à l’aqueduc du vestibule.

La paroi supérieure offre l'ouverture ampullaire du canal demi-circulaire vertical supérieur, et celle de l'extrémité antérieure du canal horizontal.

La paroi inférieure n’est remarquable que par quelques petits trous qui laissent passer des vaisseaux et des nerfs.

On voit encore dans le vestibule deux fossettes, l’une supérieure, elliptique (fosse ovale), faisant suite à l'ouverture ampullaire du canal vertical supérieur ; l’autre inférieure, circulaire (fosse ronde), située en avant et en dedans de l'extrémité antérieure de la fenêtre ovale, sur la paroi antérieure, et séparée de la précédente par une crête saillante en forme de pyramide. Ces fossettes, ainsi que la pyramide, sont criblées de petits trous par lesquels pénètrent des ramifications très-fines du nerf auditif.

janaux demi-circulaires.

(Canales semicirculares.)

Les canaux demi-circulaires, ainsi nommés à cause de leur forme, occupent la partie postérieure et supérieure du labyrinthe. Ils sont au nombre de trois, deux verticaux et un horizontal ou transverse, désignés d'après leur position, en vertical supérieur, vertical : postérieur et horizontal. Chacun d'eux, aplati latéralement, plus étroit à sa partie moyenne qu'à ses extrémités, à concavité tournée vers une des parois du vestibule, présente deux branches, l’une ampullaire, renflée en ampoule à son ouverture vestibulaire, l’autre simple, non renflée.

Ces six branches devraient s'ouvrir dans le vestibule, chacune par un orifice particulier, mais les deux branches simples des canaux verticaux aboutissent à un orifice commun, et l’on ne voit que cing ouvertures, dont trois sont ovalaires et en ampoules, tandis que les deux autres se rapprochent davantage d’une circonférence.

Les parois des canaux demi-circulaires sont formées d’un tissu

compacte très-dur et très-adhérent à la substance spongieuse et corticale du rocher.

4° Canal vertical supérieur. — Moyen pour la longueur, ce canal coupe perpendiculairement le bord supérieur du rocher et s’y traduit chez l'adulte par un relief qui se voit en arrière de lAcatus Fallopit ; chez le fœtus, il est presque entièrement à découvert. De ses deux extrémités, l’une, dilatée en ampoule, s'ouvre à la paroi supérieure du vestibule et se continue avec la fosse ovale; l’autre, non dilatée, se termine par un orifice qui lui est commun avec l'extrémité supérieure du canal vertical postérieur, à la partie postérieure et interne du vestibule.

2 Canal vertical postérieur. — Le plus long de tous, il est situé en arrière et au-dessous du précédent, parallèlement à la face postérieure du rocher, sur laquelle il fait relief en arrière et au-dessus de lorifice de l’aqueduc du vestibule. Sa branche ampullaire ou inférieure s'ouvre en bas de la paro ipostérieure du vestibule; sa branche non ampullaire ou supérieure se réunit à angle presque droit avec l'extrémité interne du canal vertical supérieur.

3° Canal horizontal ou transverse. — Ce canal, le plus petit des trois, est placé transversalement dans la profondeur du rocher, entre les deux précédents, et divise l’espace qu’ils interceptent en deux parties inégales dont la supérieure est plus considérable. Il s'ouvre dans le vestibule, par son extrémité renflée, entre la fenêtre ovale et Yorifice ampullaire du canal vertical supérieur; par son extrémité non dilatée, entre l’ouverture commune des deux canaux verticaux et l'ouverture ampullaire du canal vertical postérieur.

Structure. — Les parois des canaux demi-circulaires se composent de tissu compacte très-dur, et qui adhère très-intimement à la substance spongieuse ou corticale de l'os temporal. L'intérieur de ces canaux, ainsi que celui du vestibule, est tapissé par un périoste trèsmince que nous allons décrire plus loin, à propos du labyrinthe membraneux.

Limacon.

(Limax s. cochlea.)

Le limacon, ou cochlée, ainsi appelé à cause de sa ressemblance avec les coquilles de ce nom, est la partie la plus antérieure du labyrinthe. C’est un canal ou une cavité conoïde, décrivant près de trois tours de spire sur un noyau osseux, et situé dans l'épaisseur du ro-

LIMACON. 503

cher entre le vestibule et le canal carotidien. Sa base répond au fond du conduit auditif interne, son sommet au conduit du muscle interne du marteau.

La torsion des deux limacons (droit et gauche) ne se fait pas de la même manière : le droit est contourné de droite à gauche, comme une coquille ordinaire ; le gauche l’est au contraire en sens opposé.

L'existence de la cochlée n’est pas constante dans tous les animaux : chez les oiseaux, les poissons et les reptiles, elle est incomplétement développée; on ne la trouve à l’état de perfection que chez l’homme et les mammifères.

Trois parties entrent dans sa construction : 1° la Jame des contours ; 2° la cloison spirale ; 3° l'axe ou columelle.

° Lame des contours. —- Elle forme les parois du limacon. On peut s’en faire une idée, en supposant une lame triangulaire pliée en cornet et décrivant près de trois tours de spire autour d’un noyau central. La partie du cornet attenante à l’axe a reçu le nom de paroi interne ; la partie convexe à l'extérieur, adhérente au tissu compacte du rocher, est la paroi externe.

Des trois tours du limacon, le premier commence à la fenêtre ronde, descend un peu en dehors et en avant, marche directement dans ce dernier sens, puis monte et se contourne comme pour atteindre son point de départ. Près de son origine, il se traduit en dehors dans l'oreille moyenne, par la saillie du promontoire ; en dedans il constitue avec le fond du conduit auditif interne la base du limaçon.

Le second tour est placé en dehors et un peu au-dessus du précédent, il répond au premier coude de l’aqueduc de Fallope.

Le troisième, situé au devant du bec de cuiller, présente à l’intérieur des particularités remarquables. Si l’on enlève la coupole ou sommet du limaçon, on aperçoit dans ce troisième tour une sorte de demi-entonnoir (scyphus Vieussenir), ouvert inférieurement, évasé en dehors, étroit en dedans, qui se continue en ayant avec la face excavée de la paroi externe, et se termine en arrière par un bord libre, concave en bas et iégèrement contourné. Get entonnoir a été longtemps décrit comme une dépendance de l'axe, comme sa /amelle terminale; mais il est parfaitement établi qu'il est formé par la lame des contours, dont la paroi interne, plus courte, s’arrète à la fin du deuxième tour, tandis que la paroi externe, constituant à elle seule le troisième tour, s’enroule en demi-gouttière et va rejoindre la paroi interne au niveau du bord libre de la lamelle terminale.

2° Cloison spirale (lamina spiralis ossea). — C'est une lamelle osseuse placée transversalement à l’intérieur du canal limacien, qu’elle parcourt dans presque toute son étendue et qu'elle divise en deux cavités ou rampes (scalæ). On lui considère deux bords, l’un concave, l’autre convexe ; une base, un sommet et deux faces.

Le bord concave ou interne répond à l'axe, autour duquel il s'enroule en spire, et y adhère jusqu à la fin du deuxième tour, ¢’est-adire jusqu’au bord libre de la lamelle terminale.

Le bord convexe ou externe, libre sur les os macérés, tourné vers la paroi externe du limacon, donne attache, sur les pièces fraîches, à la lame spirale molle qui complète la séparation des deux rampes.

La base se voit à la fenêtre ronde et occupe presque toute la largeur de la cavité limacienne ; mais, à partir de ce point, la cloison spirale se rétrécit de plus en plus jusqu'à sa terminaison.

Le sommet est un petit crochet (hamulus) qui s'étend depuis le bord libre de la lamelle terminale jusqu'au milieu de lentonnoir ; par son bord convexe et par sa pointe, ilse continue avec la lame spirale molle ; son bord concave intercepte, avec la concavité du bord inférieur de l’entonnoir, une petite ouverture en pas de vis (hélicotrème) faisant communiquer les deux rampes.

Des deux faces de la cloison, l’une appartient à la rampe vestibulaire, l’autre à la rampe tympanique ; la première regarde en avant et en dehors, la seconde en sens opposé. Ces deux faces sont sillonnées par des canalicules qui se dirigent du bord concave vers le bord con-

vexe, et livrent passage aux divisions de la branche limacienne du nerf

auditif.

La cloison spirale osseuse est constituée par deux lamelles juxtaposées qui se séparent au niveau du bord concave pour se continuer avec les parois du limaçon. Ces deux lamelles laissent entre elles et l'axe un canal triangulaire (canal spiral de l'axe) sur les parois duquel on voit les orifices des canalicules dont je viens de parler ; du côté de la rampe tympanique, ces orifices sont séparés les uns des autres par des saillies osseuses appelées trabécules ou colonnes de la rampe tympanique.

Indépendamment de la cloison spirale, il existe encore sur la paroi externe du limacon, dans la première moitié du premier tour, vis-à-vis le bord libre de la cloison spirale, une petite crête osseuse, décrire par M. Huschke sous le nom de c/oison spirale accessoire.

3° Axe. — L’axe ou columelle est un noyau osseux, conique, couché

LIMACON. 505 horizontalement au centre du limacon, dans l'étendue des deux premiers tours.

Sa surface adhère à la paroi interne de la lame des contours et à la cloison spirale ; sa base répond au fond du conduit auditif interne ; son sommet est percé d’une petite ouverture circulaire (ouverture du canal central de l'axe), et tient au sommet de l’entonnoir de la lamelle terminale. Nous savons déjà qu’on a voulu regarder cette dernière comme un prolongement de l'axe, qui serait alors composé de deux cones se touchant par leur sommet.

Le fond du conduit auditif interne présente plusieurs fossettes, dont la plus grande, placée en bas et en avant, sert de base à la columelle. Cette fossette est creusée d'une gouttière (tractus spiralis foraminulentus) décrivant à peu près deux tours de spire, et percée d’une multitude de petits trous à peine visibles, à l'exception d’un seul plus considérable, qui s'apercoit au centre. Toutes ces ouvertures appartiennent à des canaux de l’intérieur de l'axe, qui, d’abord parallèles à la direction de ce dernier, s'infléchissent bientôt pour aller rejoindre les canalicules de la cloison spirale; les plus courts au niveau du premier tour, les autres au niveau du second. Le conduit correspondant à lorifice central (canal central de l'axe) gagne le sommet de la columelle, où il se termine par un orifice visible au sommet de l’entonnoir, mais bien distinct de l'hélicotrème, qui est placé plus en dehors et un peu en avant. |

L’axe est formé non-seulement par la paroi interne de la lame des contours, mais encore par un tissu osseux très-facile à écraser, trèsporeux, à cause des nombreux canaux qui le parcourent.

Rampes du limacon (scale). — Nous avons dit plus haut que la cavité limacienne était partagée par la cloison spirale en deux rampes. On les distingue en supérieure (externe ou vestibulaire), eten inférieure) interne ou tympanique) .

La première, plus étroite et plus longue, commence a la partie antérieure et inférieure du vestibule, par un orifice semi-elliptique ; vers le sommet du limagon, elle est plus grande que la rampe tympanique.

La seconde, moins longue mais plus large, présente près de son origine l’orifice de laqueduc du limacon; elle commence à la fenêtre ronde et est séparée de la caisse du tympan par le tympanum secundarium.

Les deux rampes vont toujours en se rétrécissant à mesure qu’elles approchent du sommet du limaçon ; un peu avant leur terminaison, elles communiquent entre elles par l’hélicotrème, Cet hiatus, compris

entre le bord concave du crochet de la cloison spirale et le bord libre de l’entonnoir, est fermé en haut et en arrière par la lame spirale molle, qui va gagner la face excavée de la lamelle terminale et forme à elle seule la séparation des deux rampes. |

Labyrinthe membraneux.

(Labyrinthus membranaceus,)

Le labyrinthe membraneux se compose : 1° du périoste, qui tapisse le vestibule, les canaux demi-circulaires et le limacon ; 2° des canaux demi-circulaires membrancux ; 3° et k° de deux poches placées à l'intérieur du vestibule, l'utricule et le saccule ; 5° du limacon membraneux, ou portion molle de la cloison spirale. Il renferme encore deux liquides : l’un qui est contenu dans les canaux demi-circulaires, l'utricule et le saccule (endolymphe) ; l'autre qui entoure ces organes, les sépare du périoste et remplit le limacon (périlymphe).

f° Périoste. — C'est une membrane très-mince, adhérente par sa surface extérieure aux parois du labyrinthe osseux, en contact par sa face intérieure avec le périlymphe.

Après avoir tapissé les canaux demi-circulaires et le vestibule, le périoste pénètre dans le limacon par l'ouverture vestibulaire, recouvre les parois osseuses des deux rampes, ainsi que les deux faces de la cloison spirale, et vient se terminer sur le fyimpanum secundarium dont il constitue le feuiliet interne.

On considère le périoste comme un prolongement du feuillet externe de la dure-mère, avec laquelle il communique par laqueduc du vestibule ; d'autre part il se continue par l’aqueduc du limacon, avec le périoste de la face inférieure du rocher.

Structure. — Le périoste est formé d'un tissu conjonctif aux fibrilles roides, minces, dépourvu de tissu élastique, et renfermant de nombreux noyaux. D'après Kolliker, le tissu en question rappelle celui dont se compose la membrane qui tapisse le canal de Schlemm. I] serait composé d’un épithélium pavimenteux, constitué par une seule couche de cellules pourvues de noyaux d’une forme polygonale, et dont le diamètre est de 0"",015 à 0"",002. Cette membrane est également pourvue de nombreux vaisseaux, lesquels, ainsi que I’ épithélium, paraissent être dans une certaine connexion avec |’ excrétion du périlymphe, ou liqueur de Gotugno, dont se trouve rempli le labyrinthe osseux,

La membrane de la fenêtre ronde (tympanum secundarium) se compose, ainsi que la membrane tympanique proprement dite, d’une

LABYRINTHE MEMBRANEUX. 507 couche moyenne fibreuse renfermant des vaisseaux et quelques filets nerveux, et de deux couches épithéliales,

2 Canaux demi-circulaires membraneux. — Ges canaux, distingués par Breschet en antérieur (canal vertical supérieur), postérieur (canal vertical postérieur) et externe (canal horizontal), ont une forme analogue à celle des tubes osseux, et présentent comme eux une branche simple et une branche ampullaire. [ls n’occupent guère que le tiers ou le quart de leur enveloppe osseuse, dans laquelle ils flottent, entourés par la périlymphe et retenus seulement par quel- . ques prolongements fibreux. Tous s'ouvrent dans l'ufricule de la même manière que les canaux osseux s'ouvrent dans le vestibule, c’est-à-dire : l’externe par deux orifices distincts; l’antérieur et le postérieur par deux orifices ampullaires et par un tube commun dû à la jonction de leurs branches non dilatées.

Les ampoules membraneuses ne sont pas exactement contenues dans les ampoules osseuses, qu’elles débordent vers le vestibule. A l'extérieur, chacune d'elles est excavée du côté de la concavité du tube, et convexe en sens opposé; à la face convexe arrivent les filets nerveux, qui aboutissent, vers le milieu de la hauteur de lampoule, à une petite dépression. A l’intérieur, au niveau de cette dépression, on trouve une cloison semi-lunaire, libre par son bord concave et continue aux parois de l’ampoule par son bord convexe. Les nerfs se ramifient et s'anastomosent dans l'épaisseur de la cloison; les uns s'y terminent en anses, les autres l’abandonnent pour se distribuer aux parties voisines. af

Chaque tube membraneux ne recoit d’expansion nerveuse qu’à son extrémité ampullaire ; son extrémité non ampullaire n’est pas cloisonnée, à l'exception de celle du canal externe, qui est aussi un peu renflée, mais dépourvue de nerfs.

3° Utricule (sinus médian de Breschet). — C'est une poche allongée, située à l'intérieur du vestibule et maintenue en place par les filets nerveux, les tubes membraneux et le saccule. Sa face extérieure, en grande partie libre et entourée par le périlymphe, n’adhére aux parois osseuses qu'au niveau de la fossette semi-elliptique, où elle est retenue par les nerfs utriculaires. Sa cavité est remplie par l’endolymphe, et communique probablement avec le sac ; on y voit, près de l'endroit où pénètrent les nerfs, un peu en arrière des ampoules antérieure et externe, un petit amas blanchâtre de matière calcaire, sur lequel je reviendrai tout à l'heure.

A’ Sac ou saccule. — NW est placé en partie dans la fosse ronde, à

laquelle il est fixé par les filets nerveux ; son extrémité postérieure tient à l’utricule, et, d'après Scarpa, y est recue dans une excavation particulière. Sa cavité, remplie par l’endolymphe, renferme également un petit amas calcaire.

Structure. — Les tubes membraneux, l’utricule et le saccule, offrent une structure analogue; ils sont constitués par une membrane mince, transparente, plus épaisse là où s’épanouissent les filets nerveux, et formée d’un feuillet externe celluleux et d’un feuillet interne épithélial. La surface externe de ces parties et tapissée par une membrane formée de fibres minces disposées sous forme de réseau, et partant, ayant quelque analogie avec le feuillet brun de la choroïde. Dans cette membrane se trouvent ¢a et là des cellules pigmentaires disséminées irrégulièrement. Un peu plus profondément s'aperçoit, ainsi que le soutient Külliker, une autre membrane transparente et d’une apparence vitreuse etstriée longitudinalement dans quelques endroits, et qui, sous l'influence des agents chimiques, présenterait des noyaux longitudinaux. Une troisième couche, enfin, composée de l’épithélium pavimenteux entoure l’endolymphe, ou vitrine auditive.

Vaisseaux et nerfs. — Les vaisseaux forment de nombreux réseaux capillaires sur la membrane fibreuse et la membrane vitreuse des portions du labyrinthe que nous venons d’énumérer ; ils sont surtout bien prononcés à l’endroit où les ramifications du nerf auditif se perdent.

Les nerfs proviennent du nerf auditif et se ramifient dans les canaux demi-circulaires et membraneux et dans lutricule. Les nerfs des canaux demi-circulaires pénètrent dans lesampoules où ils s épanouissent. D'après quelques anatomistes, les nerfs s’y terminent en anses, et leurs extrémités n'arrivent jamais à l’intérieur des cavités : d'après Huschke, elles sont toujours séparées de l’endolymphe, soit par l'épithélium, soit par les concrétions calcaires.

Concrétions calcaires. — Dans les ampoules, le saccule et Putricule, on voit, là où pénètrent les nerfs, de petits amas d'une poudre crétacée, désignée par Breschet sous le nom d’ofoconie. Cette poudre n’est que le rudiment de véritables pierres auditives (otolithes), qui existent chez certains poissons; examinée au microscope, elle est formée de petits cristaux prismatiques de carbonate de chaux appliqués eur la couche celluleuse, dont les plus grands ont une longueur de 0,02 à 0"",09 et une largeur de 0"",002 à 0"",005; ces cristaux adhèrent à la couche épithéliale, et affectent des rapports immédiats avec les extrémités nerveuses. Huschke la regarde comme une transformation particulière de l’épithélium.

Page 1