‹ Nevrologie et esthesiologie (volume 2)Chapitre 205 sur 241 · AQUEDUCS · texte numérisé non relu

AQUEDUCS

(Aqueeductus. )

Ce sont des canaux osseux creusés dans l'épaisseur du rocher ; on en compte trois, savoir : l’agueduc du vestibule, Vaquedue du limacon et l’'agueduc de Fallope. Tous les trois communiquent à lextérieur par des ouvertures appelées hiatus, situées sur les trois faces du rocher : ainsi, l’hiatus du vestibule sur la face postérieure, hiatus du limacon sur la face inférieure, l’hiatus de Fallope sur la face supérieure. L’aqueduc du vestibule et celui du limaçon renferment chacun un repli de la dure-mère, une artère et une veine ; l’'aqueduc de Fallope loge le nerf facial et l'artère stylo-mastoidienne.

1° Aqueduc du vestibule. — Il commence par une fente étroite, semi-lunaire (hiatus du vestibule), placée sur la face postérieure du rocher, derrière le conduit auditif interne, au-dessous d'une sorte d’écaille osseuse, et se termine dans le vestibule près de l ouverture commune des deux canaux demi-circulaires verticaux, par un orifice auquel fait suite une petite gouttière (gouttière ou fossette sulciforme). Son trajet et sa terminaison offrent quelques variétés. D’après F. fiibes, tantôt il s’arrête dans le diploé du rocher, tantôt il se subdivise en plusieurs conduits plus petits, dont les uns aboutissent au vestibule et les autres au canal vertical postérieur. Mes observations m'ont donné des résultats à peu près analogues.

2° Aqueduc du limacon. — C'est un canal large et triangulaire inférieurement, très-étroit supérieurement. Son ouverture triangulaire (hiatus du limacon) se voit à la face inférieure et rugueuse du rocher, tout près du bord inférieur, et sur l'extrémité interne de la crête de séparation du canal carotidien et de la fosse jugulaire. A partir de cet orifice, l’aqueduc monte vers le limaçon en se rétrécissant de plus en plus, et se termine dans la rampe tympanique, près de la fenêtre ronde.

3° Aqueduc de Fallope. — Remarquable par son trajet tortueux et

long de 16 à 20 millimètres, l’aqueduc de Fallope s’étend de la par-

tie supérieure du fond du conduit auditif interne au trou stylomastoïdien. fl se dirige d’abord presque horizontalement en haut et en dehors jusqu'à l’hiatus Fallopir, pertuissitué sur la face supérieure du rocher; puis il s’infléchit brusquement, forme un coude à angle aigu, et se porte presque horizontalement en arrière, en proéminant un peu sur la paroi interne de la cavité tympanique, au-dessus de la fenêtre ovale. Parvenu à la paroi postérieure de cette même cavité, il change de nouveau de direction, se coude à angle obtus, devient vertical et se termine au trou stylo-inastoïdien. Ces différentes inflexions ont permis de lui distinguer deux courbures ou coudes, et trois portions, deux horizontales, la troisiéme verticale.

L’aqueduc de Fallope est percé de plusieurs trous par lesquels passent les divisions du nerf facial. Ainsi, indépendamment de l’hiatus de Fallope, destiné au grand nerf pétreux superficiel, on trouve : au niveau du promontoire, un pertuis pour l’anastomose avec le nerf de Jacobson ; plus bas, le trou de la pyramide pour le filet du muscle de Pétrier, et enfin les conduits de la corde du tympan et du nerf aurieulaire d’Arnoid.

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