‹ Nevrologie et esthesiologie (volume 2)Chapitre 237 sur 241 · NERFS DE LA PEAU · texte numérisé non relu

NERFS DE LA PEAU

La peau recoit un grand nombre de filets nerveux qui se divisent et s’anastomosent de plus en plus, de manière à former des plexus dans l'épaisseur du derme.

Si l’on suit un de ces filets, on le voit tantôt diminuer de volume par l'émission successive des ramuscules qu’il fournit, tantôt se renfler peu à peu par l'addition de filets anastomotiques ; enfin, réduit à ses dernières fibrilles, il se perd dans un faisceau voisin en décrivant une anse ou une arcade étroite.

Külliker prétend que les couches profondes seules de la peau, et particulièrement le derme, offrent des ramuscules et des plexus nerveux.

J'ai indiqué précédemment comment les fibrilies se comportent a l'égard des papilles, ainsi qu'à celui des corpuscules de Pacini, dont l'usage est d’ailleurs ignoré jusqu’à présent. Mais il ne sera peut être pas sans intérêt d'ajouter que M. Jacubowitch, en étudiant avec soin la terminaison des nerfs dans la peau, est arrivé aux résultats suivants : chaque nerf qui prend son origine dans les organes centraux, se termine, tantôt, dans la profondeur des cellules nervenses, ou plutôt dans leurs noyaux ; tantôt, dans leur parenchyme; tantôt, enfin, en formant un réseau capillaire dans lequel tous les nerfs se confondent entre eux. Ce réseau, analogue au réseau vasculaire, se trouverait également dans le derme.

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