‹ Nevrologie et esthesiologie (volume 2)Chapitre 48 sur 241 · RUBANS DE REIL · texte numérisé non relu

RUBANS DE REIL

(Tæniæ Reilii.)

Ces rubans, appelés également faisceaux trianqulaires latéraux de la moelle allongée, constituent deux faisceaux grisâtres, à fibres obliques et légèrement curvilignes, placés immédiatement sur les extrémités antérieures des pédoncules cérébelleux supérieurs, sur lesquels ils font relief, et en arrière des tubercules quadrijumeaux. Le bord antérieur de chaque faisceau triangulaire longe le tubercule éestes correspondant. Son bord postérieur fait relief sur le pédoncule cérébelleux supérieur, duquel il se distingue par sa couleur grisatre et la direction différente des fibres. Sa base est contiguë au sillon latéral de la moelle allongée.

Le plus grand nombre des fibres de ces faisceaux s'unissent entre

elles sous les tubercules quadrijumeaux, et forment une espèce de commissure. Le reste se rend d’un côté à l’autre pour former un entrecroisement.

VALVULE DE VIEUSSENS.

(Valvula cerebelli s. velum medullare anterius.)

Elle consiste en une lamelle médullaire, mince, mi-transparente, longitudinale, qui ferme l’espace compris entre les deux pédoncules supérieurs du cervelet. Sa face postérieure ou supérieure, légèrement déprimée, contiguë en avant seulement, se continue, en arrière, avec quelques lamelles grisatres de la portion antérieure et inférieure du vermis supérieur ; sa face antérieure on inférieure, un peu convexe, contribue à former, avec les pédoncules supérieurs du cervelet, la paroi postérieure du quatrième ventricule et répond au vermis inférieur. Cette valvule est donc située, en partie, entre les vermis supérieur et inférieur. En arrière, elle se continue avec les stries blanches du lobe médian du cervelet, et forme l’arbre de vie de ce lobe ; en avant, elle se termine au niveau des tubercules testes ; là, elle se confond avec le frein ou petit prolongement se dirigeant de ces tubercules dans la valvule de Vieussens, et duquel émergent les nerfs pathétiques. Les bords latéraux de cette valvule se confondraient, d’après opinion de tous les auteurs, avec les bords internes des pédoncules cérébelleux supérieurs. Cependant, mes propres recherches m’ont conduitaadmettre que les bords latéraux de la valvule de Vieussens correspondent aux bords externes de ces pédoncules, où ils émergent des faisceaux intermédiaires de la moelle allongée, pour couvrir ensuite la face supérieure de ces pédoncules, et former près de leurs bords internes, un entrecroisement partiel, c’est-à-dire un entrecroisement des fibres internes, et non des fibres externes de cette valvule. Je conclus, de cette disposition anatomique, que la valvule de Vieussens n’est autre chose qu’un entrecroisement partiel des faisceaux intermédiaires du bulbe crânien, et que cet entrecroisement a quelque ressemblance avec celui des nerfs optiques, comme on peut facilement s’en convaincre en examinant cette valvule sur des pièces aussi fraiches que possible, ou conservées dans l'alcool.

TUBERCULES QUADRIJUMEAUX.

(Corpora quadrigemina.)

Les tubercules quadrijumeaux, appelés plus justement bijumeaux,

MOELLE ALLONGÉE. 85 sont quatre éminences grisâtres, placées à la face supérieure des pédoncules cérébraux sous le bourrelet du corps calleux, avec lequel ils forment la partie transversale de la fente de Bichat, entre le troisième et le quatrième ventricule, et entre les couches optiques avec lesquelles ils se confondent.

Sous les tubercules quadrijumeaux, règne, sur la ligne médiane, l’aqueduc de Sylvius. Les deux tubercules antérieurs appelés nates (fesses) sont plus volumineux et plus arrondis que les postérieurs appelés £estes (testicules) qui sont, au contraire, plus petits, mais plus saillants.

Les antérieurs sont séparés des postérieurs par un sillon transversal légèrement courbé en avant qui croise, à angle droit, et sur la ligne médiane, un autre sillon antéro-postérieur qui sépare les tubercules droits des gauches.

Dans la petite fossette qui se trouve entre les tubercules antérieurs, est logée la glande pinéale sous laquelle on aperçoit la commissure postérieure du ventricule moyen. Une fossette semblable, mais moins prononcée, constitue la division des tubercules postérieurs, et sert de point d’émergence au frein de la valvule de Vieussens.

Les tubercules antérieurs communiquent avec les corps genouillés externes, au moyen de deux faisceaux blanchâtres, un de chaque côté. Les tubercules postérieurs s’unissent aussi par deux faisceaux, un également de chaque côté, avec les corps genouillés internes.

En arrière de ces tubercules quadrijumeaux, se découvrent, comme nous le savons déjà, les rubans de Reil, les pédoncules cérébelleux supérieurs, et la valvule de Vieussens.

Structure. — Les tubercules quadrijumeaux se composent d’une couche tèrs-mince de substance blanche qui recouvre des noyaux de substance grise, par lesquels passent les fibres blanches appartenant au ruban de Reil et aux pédoncules cérébelleux supérieurs.

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