BRANCHES POSTÉRIEURES DES NERFS CERVICAUX
Ces branches, qui diminuent progressivement de volume à partir de la troisième, se portent des trous de conjugaison vers les parties latérales du ligament cervical postérieur, en rampant dans l’espace celluleux qui sépare le transversaire épineux du grand complexus, et ce dernier du splénius; fournissent des rameaux à ses muscles, et traversent l’insertion aponévrotique du trapèze. Alors elles changent de direction, et marchent, les supérieures en haut, les inférieures en bas, les moyennes en affectant un trajet intermédiaire ; toutes ces branches, sauf la première qui est entièrement musculaire, donnent des rameaux à tous les muscles de la région cervicale postérieure, et viennent s’épanouir dans la peau. Les trois premières s’anastomosent entre elles sous le grand complexus, et forment un entrelacement qui a reçu le nom de plexus cervical postérieur.
Branche postérieure de la première paire cervicale. — Elle sort entre l’occipital et l’arc postérieur de l’atlas, au-dessous de l’artère vertébrale, au milieu du triangle formé par les muscles grand droit postérieur de la tête, grand oblique et petit oblique. Cette branche, un peu plus volumineuse que l’antérieure, est entièrement musculaire ; elle donne des rameaux aux muscles grand et petit droits postérieurs, grand et petit obliques postérieurs; elle fournit de plus un filet qui va s’anastomoser avec la deuxième branche postérieure.
Branche postérieure de la deuxième paire cervicale ( occipital interne ). — La plus volumineuse de toutes les branches postérieures, et double en volume de sa branche jumelle antérieure, elle sort du rachis entre l’atlas et l’axis, en croisant le bord inférieur du grand oblique. Elle marche d’abord obliquement en dedans et en haut, entre le grand oblique postérieur de la tête et le grand complexus qu’elle traverse, puis en dehors entre le grand complexus et le trapèze, perfore ce dernier, s’élargit en prenant un aspect rubaniforme, et devient sous-cutanée. Alors elle se dirige en haut, le long de l’artère occipitale, et va se terminer dans la peau de la région occipitale, après s’être divisée en un assez grand nombre de rameaux divergents. Dans tout son trajet, elle fournit : 1° des filets
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
anastomotiques avec la première et la troisième branche cervicale, situés à la face profonde du grand complexus; 2° des rameaux musculaires pour le grand complexus, le splénius, le grand oblique et le trapèze; et 3° des rameaux cutanés pour le cuir chevelu. Ces derniers offrent cette particularité, qu’ils se séparent les uns des autres à angle aigu, et s’anastomosent entre eux et avec le nerf occipital externe, en interceptant des espaces losangiques. On peut poursuivre leurs ramifications jusqu’au sommet de la tête où elles s’anastomosent quelquefois avec les dernières divisions du frontal (branche de l’ophthalmique de Willis).
Branche postérieure de la troisième paire cervicale. — Cette branche, plus grêle que la précédente, sort du canal rachidien entre l’apophyse transverse de l’axis et celle de la troisième vertèbre cervicale, se dirige aussitôt en haut entre le transversaire épineux et le grand complexus, et donne un rameau anastomotique avec la deuxième paire.
Plexus cervical postérieur ou prorond.
Ce sont les séries d’anastomoses des trois premières branches postérieures entre elles, qui forment le plexus cervical postérieur ou profond , plexus d’où émanent des branches pour tous les muscles voisins, savoir : 1° un e branche ascendante qui traverse le grand complexus et le trapèze près de leurs insertions spinales, laisse quelques rameaux dans ces muscles, devient sous-cutanée et se perd dans la peau de la région occipitale, en dedans de la deuxième paire; 2° une branche horizontale qui se distribue à la peau de la nuque, après avoir traversé le trapèze.
Plexus cervical postérieur superficiel.
Les branches du plexus cervical postérieur, en se réfléchissant sur le grand complexus, s’anastomosent plusieurs fois entre elles, et forment un entrelacement situé entre le grand complexus et le splénius, qu’on peut appeler plexus cervical postérieur superficiel ; ses branches sont destinées à la face profonde du splénius.
Branches postérieures des cinq dernières paires cervicales. — Celles-ci, beaucoup moins volumineuses que les précédentes, et d’autant plus petites qu’on les examine plus près de la région dorsale, offrent toutes une même distribution ; aussi les renferme-t-on généralement dans une seule description. Elles sont toutes musculo-cutanées; après leur sortie des trous de conjugaison, elles se portent obliquement en bas et en dedans, croisent le transversaire épineux, traversent le grand complexus, le splénius, le trapèze, dans lesquels elles laissent quelques rameaux, et viennent se terminer dans la peau des parties moyenne et inférieure de la région cervicale.