BRANCHES POSTÉRIEURES DES NERFS RACHIDIENS
Ces branches offrant entre elles une grande uniformité de distribution, et pouvant être étudiées sur le même sujet, nous les avons toutes figurées sur la même planche, mais à des couches différentes sur les deux moitiés. Sur le côté droit on peut suivre de haut en bas, par des couches superposées de profondeur variable, les nerfs musculaires depuis leur sortie des trous de conjugaison postérieurs jusqu’à leur distribution dans les muscles. Les branches cutanées ont été en partie conservées et en partie coupées, après la perforation de l’aponévrose. Le côté gauche montre uniquement les nerfs cutanés ramifiés sur les surfaces aponévrotiques, avant leur épanouissement dans la peau.
Préparation. — Le sujet Étant couché sur le ventre, le clos et le cou fortement tendus par deux billots de grosseur différente, placés l’un sous l’abdomen, l’autre sous la poitrine : 1“ divisez la pean le long des apophyses épineuses, depuis la voûte du crâne jusqu’au sommet du coccyx ; 2° détachez la peau de l’aponévrose de dedans en dehors pour le dos et les lombes, de bas en haut pour le cou et la tête. A mesure que vous vous éloignez delà ligne médiane, ayez soin de ménager avec l’aponévrose la couche cellulo-adipeuse; cela fait, découvrez les nerfs cutanés ramifiés sur la surface aponévrotique, depuis leur perforation de l’aponévrose jusqu’à leur épanouissement dans la peau.
Pour suivre ces mêmes nerfs de la superficie vers la profondeur, et mettre à découvert en meme temps les branches musculaires, détachez de leurs insertions externes les muscles trapèze, grand dorsal, rhomboïde, dentelés postérieur, supérieur et inférieur ; renversez-les de dedans en dehors, jusqu’à ce que vous ayez reconnu le passage des nerfs, alors vous les renverserez du côté opposé, où vous les couperez au niveau de leur perforation. Disséquez les deux portions du splénius, détachez les nerfs de sa face profonde (plexus cervical superficiel postérieur), laissez-les appliqués sur la partie inférieure du grand complexus et coupez l’insertion mastoïdienne du splénius. Le petit complexus doit être renversé en dehors, le grand complexus échancré vers sa partie moyenne, afin de mettre à nu le plexus cervical postérieur profond, placé d’une part entre le grand complexus et le transversaire épineux, d’une autre part entre les grands et petits droits et obliques postérieurs de la tcle.
On doit aussi disséquer avec soin les muscles longs du dos; les nerfs traversant plus ou moins la ligne cellulo-graisseuse qui sépare le sacro-lombaire du long dorsal, il convient de renverser le premier de ces muscles en dehors et le second en dedans, afin de mettre à nu les branches qui les animent et de suivre les nerfs depuis la ligne cellulo-graisseuse jusqu’aux trous de conjugaison postérieurs. Par l’ablation d’une portion du long dorsal et parle renversement en dedans du transversaire épineux, on découvrira les nerfs du dernier de ces muscles; enfin en écbancrant une portion de la masse commune, on verra les anastomoses des nerfs sacrés entre eux.
IM. lili et (>'.
Ludovic
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
Esgilicitiois de la figure.
Parties accessoires. --- a. Aponévrose épicranienne. — b, b, b. Surface aponévrotique des régions cervicale, dorsale et lombaire. — c. Aponévrose fessière. — d. Coupe du trapèze. — e, e. Fragments du splénius.
— f, f. Grand complexus. — g. Petit complexus renversé. — h. Grand et petit droits postérieurs de la tête. — i. Grand et petit obliques postérieurs de la tète. — j. Sacro-lombaire. — k, k. Long dorsal échancré au milieu.
— I. Transversaire épineux.
Système nervesix. — 1. Branche postérieure de la première paire cervicale, donnant des rameaux aux grands et petits droits et obliques postérieurs de la tète , et s’anastomosant avec , 2 , la branche postérieure de la deuxième cervicale (nerf occipital interne). Cette dernière traverse successivement le complexus et le trapèze, et, devenue sous cutanée, se ramifie dans la peau de la partie postérieure de la tête. — 3. Anastomose du nerf précédent avec la branche auriculaire. — b. Branche postérieure de la troisième paire , divisée en deux rameaux, l’un ascendant, l’autre descendant ; et anastomosée avec les branches précédente et suivante, pour constituer le plexus cervical postérieur. — De 5 à 5. Branches postérieures des cinq dernières paires cervicales. — De 6 5 6. Branches postérieures des six premières dorsales, donnant des rameaux externes musculaires et des rameaux internes musculo-cutanés. — De 7 à 7. Branches postérieures des six dernières paires dorsales, qui fournissent à la fois les rameaux cutanés et musculaires. — De 8 à 8. Branches postérieures des paires lombaires ; les deux premières coupent perpendiculairement la crête iliaque, s’anastomosent plusieurs fois les unes avec les autres et se ramifient dans la peau de la région fessière. — De 9 à 9. Branches postérieures des paires sacrées, anastomosées en arcades, dans l’épaisseur de la masse commune. — De 10 à 10. Bameaux cutanés de la région cervicale. — De 11 à 11. Rameaux cutanés de la région dorsale. — De 12 à 12. Rameaux cutanés des régions lombaire et fessière.
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX
planches 68, 69, 70, 71 et 72.