GANGLIONS ET PLEXUS MÉDIANS DE LA CAVITÉ ABDOMINALE
Ces ganglions et plexus ont ceci de remarquable, qu’ils tirent leur origine spécialement des ganglions thoraciques latéraux, au moyen des nerfs splanchniques droits et gauches, et qu’ils n’ont que des rapports secondaires avec les ganglions latéraux de la cavité abdominale.
Parmi tous les ganglions de cette région, on en distingue deux, appelés semi-lunaires , situés l’un à droite, l’autre à gauche, et réunis entre eux par de gros rameaux et des ganglions secondaires innommés ; tout cet assemblage constitue le plexus solaire.
Ganglions serni- lunaires. — Le grand splanchnique de chaque côté, après avoir perforé la partiepostérieure et inférieure du diaphragme, aboutit constamment à un renflement grisâtre, d’un volume supérieur à celui des autres renflements, dont la forme approche plus ou moins de celle d’un croissant à convexité tournée en bas : c’est le ganglion semi-lunaire. Il est placé un peu obliquement au-devant du pilier du diaphragme de son côté, et de l’aorte, au niveau mais en dehors du tronc cœliaque, en dedans et un peu en arrière de la capsule surrénale.
Le ganglion semi-lunaire droit , ordinairement plus volumineux que le gauche, affecte des rapports avec le foie, la tète du pancréas et la veine cave abdominale, derrière lesquels il est placé; il reçoit supérieurement plusieurs gros rameaux plexiforrnes du pneumogastrique droit.
Le ganglion semi-lunaire gauche est en rapport en haut avec la veine splénique, en bas avec l’artère émulgente correspondante, et en avant avec la queue du pancréas.
Tous les deux offrent quelques variétés qu’il est bon de mentionner. Ainsi il n’est pas rare de voir des sujets chez lesquels ces renflements sont décomposés en plusieurs petits ganglions réunis ensemble par des rameaux gros et courts.
Le ganglion semi-lunaire de chaque côté reçoit par son extrémité supérieure et externe le grand splanchnique correspondant; par son extrémité inférieure, qui est tournée en dedans, il se réunit aux ganglions du côté opposé par l’intermédiaire d’un nombre indéterminé de gros rameaux et de
ET DES ORGANES DES SENS DE L’HOMME
ganglions secondaires (ganglions solaires); son bord convexe, qui regarde en bas, offre assez souvent une division denticulée, d’ou émane un nombre considérable de nerfs ; son bord concave, ainsi que tout le reste de sa circonférence, donne naissance à des pinceaux de nerfs. C’est cet assemblage, ce lacis de ganglions et de rameaux nerveux entrelacés d’une manière inextricable et anastomosés les uns avec les autres et avec les deux pneumogastriques (particulièrement avec le droit), qui forme le plexus solaire.