‹ Névrologie, ou, Description et iconographie du système nerveux [electronic resource]Chapitre 189 sur 210 · MEMBRANE TÉCDMENTAIRE EXTERNE, OU PEAU · texte numérisé non relu

MEMBRANE TÉCDMENTAIRE EXTERNE, OU PEAU

La peau est une membrane fibreuse étendue à la périphérie du corps, auquel elle constitue une sorte d’enveloppe ou de limite extérieure qui en arrête la forme et en suit toutes les inégalités.

Interrompue au niveau des ouvertures naturelles , elle ne s’y termine pas, mais se réfléchit en changeant de nature, et se continue avec les membranes muqueuses qui tapissent l’intérieur des cavités.

On la regarde comme l’organe du tact et du toucher ; sa densité, sa résistance et son élasticité en font un puissant organe de protection ; enfin elle est le siège d’absorptions et d’exhalations continuelles.

Ses dimensions varient suivant les individus ; sa superficie dépend évidemment de la taille et de l’embonpoint. M. Sappey l’a évaluée en moyenne à 10 pieds carrés pour l’homme et à 6 ou 8 pour la femme. L’épaisseur, moins considérable chez la femme et l’enfant que chez l’homme et le vieillard, présente des différences notables sur la même personne, suivant les points où on l’examine. Ainsi la peau est fine, lâche et mobile aux paupières, à la verge et au scrotum; elle est au contraire épaisse, ferme et adhérente, au crâne, à la nuque, au dos, à la paume des mains et à la plante des pieds, plus épaisse dans le sens de l’abduction et de l’extension des membres, que dans l’adduction et la flexion. Aux endroits où s’exercent habituellement des pressions ou des frottements, elle est calleuse et presque cornée.

La couleur de la peau diffère suivant les races d’hommes. Blanche ou rosée dans la race caucasique, elle est jaune dans la race mongole, rouge ou cuivrée chez les Indiens, noire chez les nègres, etc. Dans la même race, elle offre des variations d’autant plus tranchées que sa nuance est plus claire. Ainsi, pour la race blanche, on la trouve moins foncée sous les latitudes nord que sous les latitudes du midi , moins foncée chez la femme que chez l’homme, chez l’enfant que chez l’adulte; dans la vieillesse, elle devient sèche, aride et un peu jaunâtre. Sur le même individu, quel que soit son sexe, elle est toujours plus ou moins brunâtre aux parties génitales externes et autour des mamelons, basanée aux endroits continuellement exposés à l’air. Enfin, on peut dire que sa coloration dépend encore des tempéraments ; généralement blanche chez ceux d’un tempérament lymphatique, elle est d’un rose plus ou moins foncé, surtout à la face, chez les individus sanguins.

Nous étudierons dans la peau: 1° sa surface extérieure , 2° sa surface intérieure ou adhérente , 3° sa structure.

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