‹ Névrologie, ou, Description et iconographie du système nerveux [electronic resource]Chapitre 191 sur 210 · SURFACE INTÉRIEURE OU ADHÉRENTE · texte numérisé non relu

SURFACE INTÉRIEURE OU ADHÉRENTE

Constituée par un réseau de mailles fibreuses par où pénètrent les nombreuses ramifications vasculaires et nerveuses, cette surface est doublée d’une couche cellulo- graisseuse ( pannicule cutané ou adipeux ), variable pour l’épaisseur et la disposition dans les diverses régions du corps.

Ce tissu cellulaire, lâche, séreux et complètement dépourvu de graisse dans certains points, comme aux paupières, au scrotum et à la verge , lamelleux et peu adhérent au niveau des membres’, est aréolaire, très dense et très étroitement uni aux parties sous-jacentes, à la paume des mains, à la plante des pieds, etc. Ailleurs, il se change en bourses muqueuses destinées à faciliter les glissements. Ces bourses résultent de la dilatation d’une aréole ou de la réunion de plusieurs; on les observe au niveau des saillies osseuses sous-cutanées, lorsque les parties éprouvent des frottements continuels: ainsi, au-devant de la rotule, en arrière de l’olécrâne, sur les malléoles externes des tailleurs.

Chez certains animaux, toute la peau affecte des rapports immédiats avec les muscles peauciers, qui constituent lepannicule charnu. Chezl’homme, c’est seulement àla tête et au cou qu’elle adhère aux muscles peauciers, dont les contractions se traduisent à l’extérieur et influent sur l’expression de la physionomie; à la paume de la main, il existe aussi un petit faisceau cutané, le palmaire cutané. Au tronc et aux membres, une couche de tissu cellulaire et des lames aponévrotiques séparent la peau des muscles, et la rendent complètement étrangère à leurs mouvements.

Page 1