FIGURE 3. — PLAN ANTÉRIEUR
Préparation. — On se procure une moelle excessivement fraîche et dépouillée de son névrilème, que 1 on fait macérer plusieurs jours dans l’alcool affaibli, pour la durcir un peu, lui donner de la consistance et une certaine élasticité. On divise d’abord, avec l’instrument tranchant, la moelle en deux moitiés, par une section faite dans les trois quarts inférieurs de la commissure ; on complète la séparation jusqu’au collet du bulbe par de légères tractions en sens inverse. On sent alors une résistance plus grande due a un entre-croisement de fibres sur ce point. Cet entre-croisement est ce qu’on a appelé aussi décussation. Chacune des moitiés doit être divisée également en trois cordons ou faisceaux, au moyen de sections faites dans les deux sillons collatéraux antérieurs et postérieurs; on termine la séparation par le déchirement, jusqu’au niveau de l’en Ire-croisement ; on écarte ensuite l’une de l’autre les pyramides : on voit alors une légère déviation du sillon médian. Si l’on agrandit l’écartement, on remarque que chaque pyramide est formée de deux portions : l’une interne, plus grande, se continue avec le cordon latéral ou moyen du côté opposé, pour produire avec le cordon latéral de l’autre côté l’entre-croisemcnt; l’autre portion, externe, plus petite, se continue avec le cordon antérieur du même côté, sans s’entrecroiser.
Exiilieation «le la figure 3.
Système nerveux. — 1. Moitié droite de la moelle. — 2. Moitié gauche. Chacune de ces moitiés se divise en trois cordons.— 3. Cordon antérieur. — h. Cordon postérieur. — 5. Cordon moyen ou latéral. Les cordons de la moitié gauche sont écartés les uns des autres pour être bien vus; ceux de la moitié droite sont rapprochés. — 6. Cordon antérieur de la moelle, divisé supérieurement en deux portions, dont la plus interne contribue à la formation de la pyramide correspondante. — 7. Cordon moyen ou latéral, divisé supérieurement en trois ou quatre portions entre-croisées par autant de portions du cordon latéral du côté opposé. Cet entre-croisement qui a lieu d’un côté à l’autre, et d’avant en arrière, est l’origine des deux tiers internes des pyramides. — 8, 8. Pyramides.
— 9. Fibres blanches de la pyramide, traversant la protubérance d’avant en arrière et se continuant avec le pédoncule du cerveau. — 10. Coupe superficielle des libres transverses de la protubérance, propre à montrer les rapports de profondeur qui existent entre celle-ci et les fibres antéro-postérieures de la pyramide correspondante.
— 11. Coupe plus profonde des fibres transverses de la protubérance pour faire voir le prolongement du faisceau innommé du bulbe (faisceau moyen), qui se continue avec les pédoncules du cerveau. La portion du faisceau innommé, correspondant au pédoncule cérébral, se distingue de ce pédoncule par une couche de matière noirâtre, connue sous le nom de locus niger de Sœmmerring. — 12. Olive gauche. — 13. Olive droite mise à nu par la section de la pyramide correspondante.
Ex|slkalion «Be la figure l\.
Système nerveux. — Coupe transversale faite sur les pédoncules cérébraux, immédiatement au-devant de la protubérance annulaire.
1. Espace inter-pédonculaire. — 2,2. Étage inférieur des pédoncules. — 3, 3. Étage moyen des pédoncules. — Zl,Zl. Substance noire ou locus niger de Sœmmerring, séparant ces deux étages, dans l’épaisseur des pédoncules.
— 5, 5. Étage supérieur. On y remarque : — 6 , la coupe de l’aqueduc de Sylvius ; — 7, 7, id. des pédoncules supérieurs du cervelet , ou processus cerebelli ad testes; — 8,8 , id. de deux des tubercules quadrijumeaux (testes).
Explication «Be la figure 5.
Système nerveux. — 1,1. Coupe triangulaire des pyramides. — 2, 2. Coupe festonnée des olives. — 3, 3. Section des corps restiformes — b, h. Id. des faisceaux moyens ou faisceaux innommés. — 5. Id. du plancher antérieur du quatrième ventricule.
Explication tle la figure 7.
Système nerveux. — 1. Moitié droite de la moelle. — 2. Moitié gauche. — 3. Sillon médian antérieur. — Zi. Sillon médian postérieur. — 5, 5. Sillons collatéraux postérieurs.— 6. Commissure antérieure ou blanche. — 7. Commissure postérieure ou grise. — 8,8. Cornes antérieures de la substance grise, terminées par un renflement. — 9,9. Cornes postérieures de la substance grise, prolongées jusque dans les sillons collatéraux postérieurs. — 10, 10. Faisceaux antéro-latéraux — 11, 11. Faisceaux postérieurs. Ces deux ordres de faisceaux sont formés par la substance blanche.
Les autres figures présentant les mêmes objets, à quelques modifications près, il suffit de les examiner avec un peu d’attention pour connaître les variétés de structure de la moelle étudiée à différentes hauteurs.
ANATOMIE DU SYSTÈME NERVEUX